Ehpad: Près de la moitié des établissements éprouvent des difficultés pour recruter

DEPENDANCE Le secteur privé est le plus touché puisque 49 % des Ehpad ont des difficultés de recrutement contre 38 % pour ceux du secteur public…

20 Minutes avec agences

— 

Illustration: un Ehpad.
Illustration: un Ehpad. — PASCAL PAVANI / AFP

Elles manquent de moyen et peine à attirer. Un peu moins de la moitié (44 % en moyenne) des maisons de retraite médicalisées déclarent avoir des difficultés de recrutement, surtout en aides-soignants et médecins.

Le secteur privé est le plus concerné, selon une étude portant sur 2015 de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publiée ce jeudi.

Le secteur privé plus concerné

Dans le détail, 49 % des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) du secteur privé disent être confrontés à des difficultés de recrutement. Le chiffre s’élève à 38 % pour les établissements publics. Ces difficultés sont toutefois en légère baisse depuis 2011 dans le privé (-1 point) comme dans le public (-2 points), selon cette étude menée auprès des 7.400 Ehpad de France.

Autre chiffre marquant : 63 % des établissements rencontrant des difficultés de recrutement ont des postes non pourvus depuis six mois ou plus. Les difficultés concernent surtout les aides-soignants (9 % en moyenne des Ehpad ont des postes non pourvus) et les médecins coordonnateurs (10 % des Ehpad concernés). Le recrutement d’infirmiers pose, lui, moins de problèmes.

Difficultés dans les communes isolées

L’étude révèle également des disparités géographiques. Les établissements situés dans des communes isolées sont les plus concernés : près de 50 % rencontrent des difficultés de recrutement, 15 % ayant des postes de médecins coordonnateurs non pourvus. 47 % des Ehpad parisiens ont également du mal à recruter, cette fois des aides-soignants et infirmiers.

Tous personnels confondus, le taux d’encadrement moyen en Ehpad a augmenté par rapport à 2011, à 62,8 personnes en équivalent temps plein pour 100 places fin 2015 contre 59,5 quatre ans plus tôt. Là aussi des différences existent. Les structures privées à but lucratif ont un taux d’encadrement inférieur de dix points à celui des Ehpad publics hospitaliers.