Complémentaires santé: Le «reste à charge zéro» ne provoquera pas de hausse excessive des tarifs

SECURITE SOCIALE C’est le directeur de l’assurance maladie qui l’assure…

20 Minutes avec AFP

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Illustration sécurité sociale.
Illustration sécurité sociale. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Au lendemain d’un accord ouvrant la voie au remboursement intégral de certaines prothèses dentaires, le directeur de l’assurance maladie se veut rassurant. « Il n’y aura pas d’augmentation des tarifs des complémentaires particulièrement forte liée à cette réforme », a assuré Nicolas Revel sur France Inter, ce samedi.

Vendredi, une nouvelle convention a été approuvée par deux syndicats de dentistes, première étape de la réforme du « reste à charge zéro » promise par Emmanuel Macron. Elle va demander un investissement de 700 millions à l’assurance maladie et de 500 millions aux complémentaires, étalé sur cinq années, a indiqué Nicolas Revel.

Le « reste à charge zéro » s’appliquera en 2020

Le document prévoit de plafonner les prix de la majorité des prothèses dentaires, en contrepartie d’une revalorisation des « soins conservateurs » (traitement des caries, détartrage par exemple) et de la création de nouveaux actes. Des plafonds entreront en vigueur au 1er avril 2019, puis le « reste à charge zéro » s’appliquera en 2020 à des couronnes et bridges, en 2021 à des prothèses amovibles. A terme, près de la moitié (46 %) des prothèses dentaires seront remboursées intégralement.

Mais « ce n’est pas le retour des couronnes en métal », a affirmé le directeur de l'assurance maladie​, car le « reste à charge zéro » concernera « tous les matériaux, y compris les couronnes céramiques ». « Nous avons fait un choix qui va être de privilégier justement des couronnes qui répondent aux attentes esthétiques des patients, ces fameuses couronnes céramiques, pour les dents qui se voient », « les dents du sourire », a-t-il ajouté.

La réforme était, selon lui, nécessaire, car le taux de recours aux soins dentaires s’élève en France « à peu près 40 % », contre « plus de 70 %, 80 % » chez nos voisins européens.