Grossesse: La consultation des sages-femmes passera de 23 à 25 euros en 2019

ASSURANCE MALADIE Certains tarifs vont même être multipliés par deux, comme celui de l’accouchement de nuit qui passera de 40 à 80 euros…

20 Minutes avec agences

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Une sage-femme ausculte une femme enceinte dans une maternité de Caen, en février 2009.
Une sage-femme ausculte une femme enceinte dans une maternité de Caen, en février 2009. — MYCHELE DANIAU / AFP

La consultation des sages-femmes augmentera de deux euros en 2019. L'Assurance maladie a annoncé ce mercredi la signature d’un accord avec les deux principaux syndicats de sages-femmes libérales, qui prévoit notamment des revalorisations de tarifs dont celui de la consultation qui passera de 23 à 25 euros.

Le texte signé mardi par les deux organisations représentatives de la profession (ONSSF et UNSSF) se traduira pour les quelque 5.400 sages-femmes libérales par un gain total de 22,1 millions d’euros, précise l’Assurance maladie dans un communiqué.

Certains tarifs vont doubler

Cela inclut des hausses d’honoraires « à partir de janvier 2019 » pour « des actes considérés comme clés » : la consultation et la visite à domicile seront ainsi facturées 25 euros, autant que pour un médecin généraliste, et la séance de rééducation du périnée augmentera de 19,60 à 21 euros.

D’autres tarifs seront même doublés : 40 euros au lieu de 21 pour une intervention en urgence les dimanches et jours fériés, 80 euros au lieu de 40 pour un accouchement de nuit.

Le texte permettra également aux sages-femmes de réaliser dès 2019 la première consultation de contraception et de prévention des maladies sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, un acte rémunéré 46 euros et pour l’heure réservé aux médecins.

« Il reste encore du chemin à parcourir », estiment les syndicats

Par ailleurs, l’accord maintient en vigueur le « conventionnement régulé ». Dans les zones dites « sur-dotées », une sage-femme libérale ne peut s’installer que si une autre s’en va. A l’inverse, dans les zones « sous-dotées », des aides financières « pouvant aller jusqu’à 28.000 euros, voire 38.000 euros dans le cadre d’une première installation » sont prévues.

« L’ONSSF s’est battue jusqu’au bout pour parvenir à obtenir le meilleur pour la profession », a réagi le syndicat sur sa page Facebook, ajoutant toutefois qu'« il reste encore du chemin à parcourir ».

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