En 2017, un million de personnes ont arrêté la cigarette

CIGARETTE Le nombre de fumeurs en France a baissé de trois points en 2017, selon le ministère de la Santé... 

20 Minutes avec AFP

— 

Une femme finit de fumer une cigarette (image d'illustration).
Une femme finit de fumer une cigarette (image d'illustration). — ERIC FEFERBERG / AFP

Un million de Français qui fumaient chaque jour ont arrêté en l’espace d’un an, s’est félicité ce lundi le ministère de la Santé. En 2017, 26,9 % des 18-75 ans fumaient chaque jour, contre 29,4 % un an auparavant. L’une des tendances marquantes est la baisse « parmi les fumeurs les plus défavorisés » pour « la première fois depuis 2000 », a expliqué le ministère dans un communiqué.

« Ces résultats sont encourageants, ils marquent une rupture », a déclaré Agnès Buzyn lors d’une conférence de presse. « Avec la hausse de la fiscalité, nous pouvons espérer que ces résultats soient pérennes », a-t-elle ajouté. L’une des tendances marquantes est la baisse parmi les fumeurs les plus défavorisés pour « la première fois depuis 2000 », selon le ministère.

Parmi « les plus défavorisés », 34 % fumaient chaque jour en 2017, contre 38,8 % en 2016. Parmi les chômeurs, ils étaient 43,5 % en 2017 contre 49,7 % en 2016. « Le tabac est un vecteur d’inégalités. Il pèse particulièrement sur les plus défavorisés et cela s’aggrave », a commenté la ministre, dont la lutte contre le tabagisme est un des chevaux de bataille.

Traitements anti-tabac remboursés

Agnès Buzyn a mis en œuvre le passage du prix du paquet de cigarettes à 10 euros d’ici novembre 2020, par le biais de plusieurs augmentations successives. Au premier trimestre 2018, les ventes de tabac avaient chuté de 9,1% en un an. Et en mars, juste après la hausse d’un euro du prix du paquet de cigarettes, les ventes ont perdu près de 20 %. « Au-delà de la hausse de la fiscalité nationale, qui a déjà porté ses fruits, nous travaillons au niveau européen, sur le cadre fiscal européen », a indiqué Agnès Buzyn.

Outre la question du prix, les traitements anti-tabac ont progressivement commencé à être remboursés comme n’importe quel médicament, dans le cadre du volet prévention de la stratégie santé du gouvernement annoncé fin mars. Cette prise en charge va remplacer le forfait de 150 euros par an qui couvrait jusque-là les substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, inhaleurs…) prescrits sur ordonnance.

Une autre mesure spectaculaire de lutte contre le tabagisme était entrée en vigueur sous le précédent gouvernement : le paquet neutre. « En France, je le rappelle, le tabac tue chaque jour 200 personnes (…) On sait qu’un fumeur sur deux mourra des suites du tabac », a martelé la ministre, selon laquelle il faut « continuer cette lutte majeure contre l’un des plus grands fléaux de santé publique ».

>> A lire aussi : Tabac. Fumer aurait également des conséquences néfastes sur l'audition

>> A lire aussi : Des cigarettiers accusés de tricher sur les taux de goudron, une enquête ouverte