Montpellier: Malgré deux cas mortels en un mois, la transmission de la méningite reste «faible»

SANTE Une jeune femme est décédée il y a une quinzaine de jours, un étudiant est mort le 4 mai...

Nicolas Bonzom

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Dijon, le 6 janvier 2017. Illustration d'une vaccination contre la meningite avec le vaccin Nimenrix de la societe Pfizer. Campagne de vaccination sur le campus universitaire de Dijon.//LODIFRANCK_LODI001/Credit:LODI Franck/SIPA/1710101428
Dijon, le 6 janvier 2017. Illustration d'une vaccination contre la meningite avec le vaccin Nimenrix de la societe Pfizer. Campagne de vaccination sur le campus universitaire de Dijon.//LODIFRANCK_LODI001/Credit:LODI Franck/SIPA/1710101428 — SIPA
  • En moins d’un mois, deux jeunes sont décédés des suites d’une méningite.
  • Selon l’Agence régionale de santé,​ il n'y a pas de lien entre les deux cas.
  • Il existe un vaccin contre la méningite de type C.

En moins d’un mois près de Montpellier, deux jeunes sont décédés des suites d’une méningite. Une jeune femme a perdu la vie dans la région de la capitale héraultaise, il y a une quinzaine de jours. Le 4 mai dernier, c’est un étudiant en école de commerce de 23 ans, qui est décédé à son domicile Palavas-les-Flots, après une infection similaire.

Selon l’Agence régionale de santé,​ l’enquête épidémiologique « ne permet pas d’établir de lien entre ces deux cas ». A chaque fois, les personnes qui ont été en contact « de manière directe et prolongée » avec les deux patients infectés ont été identifiées, et incitées à consulter leurs médecins pour un traitement antibiotique préventif.

Un à deux cas pour 100.000 personnes

Cependant, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. D’abord, parce que depuis le début de l’année, pas moins de 30 cas de méningites ont été signalés en Occitanie, ce qui correspond, « à l’incidence moyenne habituellement constatée pour cette maladie, soit 600 cas par an en France, soit un à deux cas pour 100.000 personnes ».

Ensuite, parce que le risque de transmission est faible : la bactérie au cœur de cette infection grave, qui touche la membrane du cerveau, reste « très fragile en dehors de son environnement naturel, l’arrière-gorge ». Elle se transmet par le biais des sécrétions respiratoires ou salivaires, de personne à personne, à courte distance, face à face, par des postillons ou des baisers, mais jamais par les objets, les animaux ou l’eau. D’ailleurs, « la majorité des personnes exposées à la bactérie ne contracte pas l’infection ».

Il existe un vaccin contre la méningite de type C. Il est recommandé depuis 2010 pour les individus de 12 mois à 24 ans, obligatoire chez les nourrissons nés depuis le 1er janvier.