Choc toxique: Les tampons bio et les coupes menstruelles ne les empêchent pas

MENSTRUATIONS Contrairement à ce que l’on pensait, utiliser des tampons naturels et biologiques ne protège pas du tout contre le syndrome du choc toxiques…

20 Minutes avec agences
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Un exemple de coupe menstruelle du fabricant slovaque «Luv ur body».
Un exemple de coupe menstruelle du fabricant slovaque «Luv ur body». — Luv ur body

Les tampons hygiéniques bios sont réputés pour être plus sûrs que les autres, mais c’est faux. Ils ne sont pas plus efficaces pour empêcher le syndrome du choc toxique chez les femmes.

Les coupes menstruelles peuvent aussi augmenter le risque de choc toxique. Les femmes qui les utilisent doivent les faire bouillir entre chaque utilisation, selon une étude publiée ce vendredi dans la revue Applied and Environmental Microbiology.

Espace entre les fibres

Les chercheurs ont testé onze types de tampons et quatre coupes menstruelles en laboratoire, pour étudier leur effet sur le développement du staphylocoque doré, bactérie à l’origine du choc toxique. Ils les ont placés dans des sacs en plastique puis injecté du liquide et une trace de bactérie prélevée sur une patiente ayant subi un choc toxique en 2014. Ils ont fermé les sacs et attendu huit heures.

Conclusion : le type de tampon ne fait pas de différence. Par contre, « nous avons observé que l’espace entre les fibres qui contribue à l’apport d’air dans le vagin représente le site majeur de croissance » du staphylocoque doré, explique Gérard Lina, professeur de microbiologie à Lyon et coauteur de l'étude.

Nécessité de nouvelles recommandations

Les coupes menstruelles semblent, elles, permettre un développement encore plus accru de bactéries que les tampons. Cela s’expliquerait là aussi par l’apport d’air supplémentaire qu’elles laissent passer. Il existe un cas recensé de femme ayant souffert du syndrome du choc toxique après avoir utilisé une « cup ».

Il est depuis longtemps conseillé aux femmes de changer de tampon régulièrement pour éviter un choc toxique. Ces nouveaux résultats tendent à démontrer que d’autres recommandations seront sûrement nécessaires pour permettre aux femmes d’éviter cette affection grave et potentiellement mortelle.

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