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ALIMENTATIONLes aliments en conserve nuiraient à notre processus de digestion

Digestion: Les aliments en conserve nuiraient à nos intestins

ALIMENTATIONLes nanoparticules d’oxyde de zinc contribueraient au passage dans le sang d’éléments que le corps élimine habituellement…
Boîtes de conserve (illustration).
Boîtes de conserve (illustration). - Will Oliver AFP
20 Minutes avec agence

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La consommation d’aliments en conserve aurait des effets négatifs sur la digestion. Le responsable du phénomène serait l’oxyde de zinc, présent sous forme de nanoparticules dans la matière dont sont faites les boîtes contenant légumes, fruits et autres poissons.

La substance garantit une conservation adéquate de la nourriture. Mais elle n’a pas que des avantages, comme l’ont démontré des chercheurs américains dans une étude publiée en février dernier dans la revue scientifique Food & Function.

Surface d’absorption limitée

Ils ont procédé à une simulation du processus de digestion d’aliments en conserve. Ils ont exposé un modèle d’intestin grêle en culture cellulaire à une quantité de nanoparticules d’oxyde de zinc similaire à celle contenue dans les boîtes. Les chercheurs ont alors noté une modification de certains gènes, matérialisée par des diminutions de 75 % du transport du fer et de 30 % du transport du glucose.

La fixation du zinc sur les parois intestinales limite la surface d’absorption des nutriments par l’organe. Les chercheurs ont également mis en avant la façon dont les nanoparticules, qui rendent l’intestin plus perméable, contribuent au passage dans le sang d’éléments que le corps devrait normalement éliminer.

Excès de zinc

Ces découvertes sont d’autant plus significatives que la quantité de zinc relevée par l'étude dans les aliments en conserve est environ cent fois plus élevée que l’apport recommandé par les spécialistes. Les mesures ont pourtant été faites sur des denrées contenant naturellement peu de ce métal comme le thon, le maïs ou les asperges.

Face à la découverte d’un tel taux de zinc, les chercheurs souhaitent désormais continuer leurs travaux. Ils veulent en effet étudier plus précisément les effets des nanoparticules à long terme sur l’ensemble de l’organisme humain.

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