Hépatite C: Comment atteindre l'éradication totale d'ici à 2025?

MALADIE Depuis 2014 et l’apparition des antiviraux d’action directe, la maladie est devenue la seule affection virale chronique à pouvoir être guérie…

20 Minutes avec agence

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Strasbourg: La ville s'engage à devenir la première ville «zéro hépatite C» de France dans cinq ans.
Strasbourg: La ville s'engage à devenir la première ville «zéro hépatite C» de France dans cinq ans. — A. Ighirri / 20 Minutes

Le Premier ministre et la ministre de la Santé l’ont annoncé fin mars lors de la présentation du plan prévention : l’éradication de l’hépatite C à l’horizon 2025 est devenue un objectif officiel en France.

Dans ce cadre, les spécialistes proposent notamment d’ouvrir la prescription des traitements aux médecins généralistes, révèle Le Figaro.

De nouveaux traitements en 2014

Le traitement de l’hépatite C a connu un tournant radical en 2014 avec l’apparition des antiviraux d’action directe. Ces molécules, capables de détruire le virus en quelques semaines, avaient fait l’objet d’une polémique à cause du prix du traitement.

Le gouvernement avait décidé de réserver le traitement aux personnes les plus gravement atteintes, avant de le proposer à tous après la baisse des tarifs liée à la mise en concurrence. Grâce à ces médicaments, l’hépatite C est devenue la seule maladie virale chronique à pouvoir être guérie.

Disponibles dans les pharmacies de ville

La course à l’éradication est récemment entrée dans une nouvelle ère : deux traitements efficaces contre toutes les formes du virus sont disponibles en pharmacie. Le prix, encore élevé, n’est plus un obstacle réel et important.

Selon l’association française pour l’étude du foie (Afef), c’est l’élargissement de la prescription aux médecins généralistes qui doit être mise en place. Les spécialistes préconisent de laisser aux médecins traitants le suivi des malades n’ayant jamais été traités, de ceux qui ne sont pas co-infectés par le VIH ou l’hépatite B et ceux ne souffrant pas de cirrhose.

Le dépistage aussi préconisé

Le projet ne fait pas l’unanimité au sein des associations de patients et des généralistes. Ils craignent une détérioration de la qualité de la prise en charge. Le point sur lequel tous les intervenants semblent en revanche tomber d’accord est celui de la nécessité d’intensifier le dépistage.

Selon Christophe Bureau, secrétaire général de l’Afef, « 120.000 patients restent à traiter et plus de la moitié ne sont pas dépistés ». L’Afef propose donc un test de chaque adulte au moins une fois dans sa vie. « Et pourquoi pas lors d’une opération chirurgicale ou au moment de la grossesse ? » suggère le docteur Pascal Melin, président de SOS hépatite.

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