Mort subite de l’adulte: Une étude lancée à l'hôpital Bichat pour explorer la piste génétique

GENETIQUE L’anomalie d’une protéine pourrait être la cause des arrêts cardiaques brutaux…

20 Minutes avec agence

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Une étude a été lancée pour mieux comprendre la cause des morts subites. (illustration)
Une étude a été lancée pour mieux comprendre la cause des morts subites. (illustration) — Pixabay

Les morts subites sont des accidents foudroyants qui interviennent alors que le patient ne présente aucun signe de mauvaise santé.

Pour tenter de mieux comprendre ce phénomène, qui tue chaque année en France 40.000 à 60.000 personnes, Antoine Leenhardt, cardiologue à l’hôpital Bichat à Paris, lance une grande étude. Ce projet inédit est nommé Et si votre cœur s’arrêtait de battre ?, rapporte Le Parisien mercredi 4 avril.

L’anomalie d’une protéine

Financée par la Fondation Cœur & Recherche, l’étude va tenter d’approfondir la découverte d’une équipe de la Salpêtrière survenue il y a quelques mois. Les médecins avaient mis en évidence la présence, chez les patients victimes d’un arrêt cardiaque, d’une protéine présentant une anomalie.

L’équipe du professeur Leenhardt va donc chercher à vérifier si les cinquante rescapés de mort subite qu’il s’apprête à suivre possèdent ce gène dans leur sang. Les tests dureront deux ans.

Faibles chances de survie

Grâce à cette surveillance et à des essais sur des rongeurs, les chercheurs espèrent pouvoir mettre au point un traitement car jusqu’ici, les chances de survie à ces accidents cardiaques sont faibles (de l’ordre de 5 %). « Pour en réchapper, il faut un médecin dans la rue, un défibrillateur dans le métro, des coups de chance incroyable », explique Antoine Leenhardt.

Depuis 2011, le Club des cardiologues du sport s’emploie aussi à diffuser ses recommandations afin de reconnaître les symptômes d’un arrêt cardiaque pour pouvoir intervenir au plus vite. Parmi ces signes précurseurs : la survenue de malaises à répétition, notamment au cours d’un exercice physique. Mais d’autres éléments doivent aussi être pris en compte, comme la piste d’antécédents familiaux.

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