Ménopause: Les traitements hormonaux réduiraient la masse graisseuse du ventre

ETUDE Les hormones de substitution limitent le développement de la masse graisseuse au moment de la ménopause mais l’effet du traitement disparaît à son arrêt, avec un risque à la clé…

20 Minutes avec agence

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Un traitement hormonal de la ménopause par patch.
Un traitement hormonal de la ménopause par patch. — DURAND FLORENCE/SIPA

Au moment de la ménopause, les femmes traitées avec des hormones de substitution sont moins sujettes que les autres au développement de la masse graisseuse dans la zone abdominale.

C’est ce que démontre une étude menée par des chercheurs suisses et publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, mardi. Pour arriver à leurs conclusions, les scientifiques ont étudié les cas de 1.087 femmes âgées de 50 à 80 ans.

Pas d’effet après l’arrêt du traitement

De manière générale, l’administration d’un traitement hormonal substitutif (THS) aurait pour conséquence de faire quelque peu diminuer l’indice de masse corporelle (IMC) ainsi que la masse grasse de l’ensemble du corps après l’âge de 50 ans.

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Ces effets ne dureraient toutefois que le temps de la prise d’hormone et ne se prolongeraient pas sur le long terme, après l’arrêt du traitement.

Des risques cardiovasculaires et osseux

Les couches de graisse abdominales faisant leur apparition chez les sujets ne prenant pas ou plus d’hormones auraient en plus un impact indésirable sur l’organisme. Le phénomène constituerait « un risque pour la santé cardiovasculaire et osseuse », explique Georgios Papadakis, un des auteurs de l’étude.

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Voilà pourquoi le médecin recommande aux femmes qui stoppent leur traitement hormonal d’être « conscientes du risque » et d’« idéalement augmenter leur niveau d’activité physique pour combattre la prise de poids potentielle ».