Vaccination antigrippe en pharmacie, étiquetage alimentaire... Le gouvernement dévoile son plan de prévention santé

SANTE « La bonne santé passe par l’accès aux soins mais elle passe aussi par la prévention », a déclaré le Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

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Agnès Buzin et Edouard Philippe présentent le plan prévention santé du gouvernement
Agnès Buzin et Edouard Philippe présentent le plan prévention santé du gouvernement — BERTRAND GUAY / AFP

L’objectif est de préserver plusieurs dizaines de milliers de vies chaque année. Traitements anti-tabac remboursés comme n’importe quel médicament, vaccination antigrippe en pharmacie, dépistage du cancer du col de l’utérus… Le gouvernement a dévoilé ce lundi le volet prévention de sa stratégie santé.

« La bonne santé passe par l’accès aux soins mais elle passe aussi par la prévention », a déclaré le Premier ministre, Edouard Philippe, en présentant les 25 mesures.

400 millions d’euros pour 5 ans

Ces « deux mondes ne s’opposent pas » mais « sont les facettes d’une même ambition », a renchéri la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Selon elle, il faut « assumer le choix de réorienter notre système de santé au bénéfice de la prévention, sans rien abdiquer de l’excellence de notre système de soins ».

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Au total, ce plan « Priorité prévention » représente 400 millions d’euros pour 5 ans. Signe de son importance, il a été présenté lors d’un comité interministériel au siège de l’agence sanitaire Santé Publique France (Val-de-Marne).

Des traitements anti-tabac bientôt remboursés

Le plan comprend quelques mesures très concrètes. D’abord, les traitements anti-tabac vont progressivement être remboursés comme n’importe quel médicament. Cette prise en charge remplacera le forfait de 150 euros par an qui couvre actuellement les substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, inhaleurs…) prescrits sur ordonnance.

Le but : « lever les freins liés à l’avance de frais systématique » entraînée par le forfait, pour inciter davantage de fumeurs à arrêter.

« Ce mouvement est progressif car il implique une démarche des laboratoires. Un premier produit sera inscrit dès cette semaine au remboursement », selon le plan. On ignore encore à quel taux ces traitements seront remboursés.

Des mesures concrètes

La lutte contre le tabagisme est un des chevaux de bataille d’Agnès Buzyn, déjà à l’origine de l’augmentation du prix du paquet de cigarettes à 10 euros d’ici à novembre 2020.

Par ailleurs, le plan prévoit d'« élargir les compétences vaccinales des professionnels de santé ». Comme l’expérimentation menée en Nouvelle-Aquitaine et en Auvergne-Rhône-Alpes, elle se limitera aux patients à qui le vaccin est recommandé (plus de 65 ans, patients souffrant de certaines pathologies etc.) et exclura les femmes enceintes et les personnes qui se font vacciner pour la première fois.

Autre mesure concrète : le gouvernement veut « introduire un troisième programme national de dépistage organisé, celui du cancer du col de l’utérus » (3.000 nouveaux cas et plus de 1.000 morts par an), après le cancer du sein et le cancer colorectal.

Ce week-end, la CGT et la CFDT ont anticipé la publication du plan en réclamant au gouvernement « d’arrêter la saignée » de l’agence Santé publique France et de « la doter de moyens cohérents avec les discours affichés ». C’est « un plan qui cache la misère », ont critiqué les deux syndicats.