Cette nouvelle maladie génétique rendrait une simple grippe potentiellement mortelle

SCIENCES Des chercheurs ont découvert un gène dont les mutations peuvent transformer la grippe en encéphalite, une infection qui peut être mortelle…

20 minutes avec Agences

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Des chercheurs de l'Institut Imagine ont découvert qu'une maladie génétique avait des effets aggravant sur la grippe, la gastro, ou encore l'herpès (illustration).
Des chercheurs de l'Institut Imagine ont découvert qu'une maladie génétique avait des effets aggravant sur la grippe, la gastro, ou encore l'herpès (illustration). — POUZET/SIPA

Des spécialistes de l’Institut de recherche génétique Imagine  ont annoncé jeudi avoir découvert un gène dont les mutations peuvent faire dégénérer  grippe, gastro ou herpès en une affection potentiellement mortelle.

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« C’est donc une nouvelle maladie génétique de l’immunité qui a été identifiée », a expliqué dans un communiqué l’institut parisien.

Une nouvelle maladie de l’immunité

Selon les scientifiques, elle « se traduit par une vulnérabilité extrême à des infections virales habituellement sans gravité, avec une atteinte précisément localisée au niveau du tronc cérébral ».

Le gène mis en cause, appelé DBR1, rend certaines personnes particulièrement sensibles à des virus considérés comme ordinaires : grippe, norovirus (à l’origine de gastro-entérites) ou HSV1 (herpès de type 1).

Les chercheurs de l’Institut Imagine et du Rockefeller Institute de New York ont démontré que chez de rares enfants, une série de mutations de ce gène perturbait la défense contre ces virus.

Aller plus loin pour prévenir et soigner

Si, dans la majorité des cas, les défenses immunitaires rendent ces maladies bénignes, l’infection va entraîner parfois une encéphalite virale sévère, complication très grave qui atteint le tronc cérébral, « siège de plusieurs fonctions vitales ».

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Selon les chercheurs, « cette avancée permettra d’améliorer le diagnostic, le conseil génétique aux familles et la prise en charge de patients présentant des signes » d’une telle infection.

Ils tentent désormais d’aller plus loin. Selon Shen-Ying Zhang, principale auteure de l'article qui décrit cette découverte dans la revue Cell, il faut « créer et étudier des modèles reproduisant la maladie afin de mieux la prévenir et la soigner ».