Cancer: La mortalité baisse dans les pays de l’Union européenne

ETUDE Grâce au dépistage et à la prise en charge, la mortalité due aux cancers est globalement en baisse...

20 Minutes avec agence

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Cancer illustration
Cancer illustration — DOMINIQUE FAGET / AFP

C’est une bonne nouvelle. Selon les projections pour 2018 publiées lundi 19 mars dans Annals of Oncology à partir des données de l’Organisation mondiale de la santé ( OMS), la mortalité liée aux cancers est en baisse pour la majorité d’entre eux dans la plupart des pays d’Europe.

Cette évolution est principalement due à l’amélioration du dépistage et à une meilleure prise en charge. Mais cette étude « rappelle aussi que 1,4 million de patients en Europe mourront d’un cancer en 2018 et qu’il faut amplifier les efforts de recherche », nuance le rédacteur en chef de la revue scientifique, le professeur Fabrice André, cité par Le Figaro.

5 millions de vies sauvées

Les chercheurs ont comparé le taux de mortalité par cancer dans les 28 pays membres de l’Union européenne. La mortalité standardisée sur l’âge, pour tenir compte du vieillissement de la population, baisse de 10 % chez les hommes et de 5 % chez les femmes.

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En observant la base de l’évolution des taux de mortalité des cancers depuis 1988, ils estiment que près de 5 millions de vies ont ainsi été sauvées.

Le cancer colorectal touche plus les hommes

Cette année, les scientifiques ont centré leurs recherches sur l’un des cancers les plus meurtriers, le cancer colorectal. D’après les prédictions du groupe d’expert de la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO), les décès liés à cette maladie seraient en hausse de 3,6 % entre 2012 et 2018. Mais une fois la mortalité standardisée sur l’âge, la baisse est de 6,7 % pour les hommes et de 7,5 % pour les femmes.

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Les hommes sont plus atteints par ce type de cancer. « Les hormones féminines […] ont un effet protecteur » jusqu’à la ménopause, précise Robert Benamouzig, chef du service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Avicenne (AP-HP). Ensuite, il existe « une répartition des facteurs de risque différente entre les hommes et les femmes ».

Par ailleurs, selon les projections 2018, le cancer du poumon, qui est déjà le plus meurtrier chez les hommes, pourrait bien le devenir aussi chez les femmes…