Cancer de la prostate: Le dépistage par dosage PSA n'est pas vraiment efficace selon une étude

TUMEURS Le dépistage de ce cancer par le dosage PSA créerait de nombreux surdiagnostics sans pour autant sauver plus de vies…

20 Minutes avec agence

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Illustration du dépistage du cancer.
Illustration du dépistage du cancer. — S. Pouzet / SIPA

Le dépistage du cancer de la prostate par le dosage PSA ne permettrait pas de sauver plus de vies.

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Au contraire, il générerait même de multiples surdiagnostics, selon les conclusions d’une étude menée par l’association de recherche sur le cancer de Grande-Bretagne (Cancer research UK).

Dépistage de maladies bénignes

« C’est le plus vaste essai jamais mené sur le dépistage du cancer de la prostate », a déclaré le Dr Richard Roope, principal auteur de l’étude. Elle a été réalisée sur près de 600 cabinets de médecins généralistes au Royaume-Uni. Au total, 400.000 hommes âgés de 50 à 69 ans ont été suivis.

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Le test par dosage PSA peut révéler la présence d’un cancer, mais une réaction « positive » peut aussi être le symptôme d’une maladie plus bénigne, sans risque pour la santé du patient. Problème : ce test demeure le seul outil de dépistage.

Un outil « qui fait du mal »

Selon les chercheurs, après 10 années de suivi, les hommes dépistés par le test PSA ne meurent pas moins que les autres malades. Cela représente environ trois décès pour 1.000 hommes, qu’ils aient été dépistés ou non.

Le dépistage par dosage PSA « est un outil qui passe à côté des subtilités de la maladie et qui fait du mal aux hommes », selon Richard Roope, « il est grand temps de développer des outils de dépistage plus précis si nous voulons sauver plus de vies ».