Nièvre: Trente maires démissionnent pour dénoncer la fermeture programmée des urgences

HÔPITAL Les élus de Clamecy (Nièvre) et de ses environs doivent se rendre à l’hôpital local ce jeudi soir pour être soignés d’un « syndrome post-traumatique lié à la fermeture des urgences de nuit »…

20 Minutes avec agence
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Illustration des urgences d'un hôpital.
Illustration des urgences d'un hôpital. — Credit:GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Une trentaine de maires de Clamecy et des environs, dans la Nièvre, ont décidé de démissionner ce jeudi, rapporte France 3 Bourgogne-Franche-Comté. La raison de leur ras-le-bol : la réorganisation du schéma des urgences de la région Bourgogne Franche-Comté qui prévoit de sacrifier les unités totalisant moins de 11.500 passages par an.

Plusieurs services d’urgences menacés

Les urgences de nuit de Clamecy, une commune située en plein désert médical, font partie du lot. Mais, faute de personnel urgentiste, l’agence régionale de santé (ARS) envisagerait aussi, dans le cadre du projet régional de santé 2018-2022 qui sera adopté en juin, de fermer les urgences de Decize (Nièvre), d’Avallon et de Tonnerre (Yonne).

Élus et habitants s’inquiètent des risques encourus désormais par tout un bassin de population. En effet, faute de service d’urgence de proximité, les patients du Haut Nivernais et du sud de l’Yonne pourraient être contraints, entre minuit et 8 heures du matin, de se rendre à Nevers, Auxerre ou Cosne, à au moins une heure de route.

Agnès Buzyn attendue à Nevers le 1er mars

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn​, a prévu de se rendre à Nevers, le 1er mars prochain. Elle devrait rencontrer plusieurs élus. En attendant, ces derniers ont décidé de se rendre aux urgences de Clamecy, ce jeudi soir, pour y être soignés d’un « syndrome post-traumatique lié à la fermeture des urgences de nuit ».

Le lendemain, ils défileront dans les rues de Clamecy où de nombreux commerçants devraient baisser le rideau de leur magasin en signe de solidarité.