Personnes âgées: Une activité physique même modérée diminue le risque de décès chez les hommes

SPORT Peu importe l’intensité ou la durée, toute activité physique est bénéfique à la santé des hommes âgés et contribue à diminuer le risque de décès…

20 Minutes avec agences

— 

Illustration d'un homme âgé en train de faire du jardinage.
Illustration d'un homme âgé en train de faire du jardinage. — Tony Fischer/Flickr

Chez les hommes âgés, l’activité physique contribuerait à limiter le risque de décès, quelle qu’en soit la cause.

>> A lire aussi : VIDEO. Mal de dos: Pourquoi l’activité physique est un bon traitement?

Ce phénomène aurait des conséquences bénéfiques même à très faible dose, puisque quelques heures de promenade ou de jardinage chaque semaine, ou même quelques minutes d’efforts d’intensité légère, suffiraient.

Plus de 1.000 seniors étudiés

Chaque demi-heure quotidienne d’activité supplémentaire, même peu intense, entraînerait en effet une baisse de 17 % du risque de mortalité, selon une étude publiée le 12 février dans le British Journal of Sports Medicine. Si l’exercice est plus soutenu, la diminution observée est de 33 %.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs se sont intéressés à 1.181 hommes britanniques d’un âge moyen de 78 ans. Les sujets ont porté pendant une semaine un appareil mesurant leur activité physique, avant d’être suivis par les scientifiques pendant cinq ans. 194 participants sont décédés pendant cette période.

« Toutes les activités sont bénéfiques »

L’étude a montré que l’espérance de vie des seniors pratiquant des activités d’intensité modérées sur de courtes périodes se révélait comparable à celle des individus se livrant à des séances plus longues. Les deux types de sujets présentaient par ailleurs un risque de décès inférieur de 40 % à celui des participants sédentaires.

>> A lire aussi : Les femmes sont invitées à se bouger pour vivre plus longtemps

« Les résultats de l’étude suggèrent que toutes les activités, aussi modestes soient-elles, sont bénéfiques », résume l’épidémiologiste Barbara Jefferis, coautrice de l’étude. Selon les chercheurs, rien n’indique que les résultats devraient être différents chez les femmes âgées. Mais ils ne peuvent en être certains, et d’autres études devront être menées sur le sujet.