Carambar: Un additif bourré de nanoparticules retiré des Malabar

GOURMANDISE Selon le président de la compagnie repassée sous pavillon français l'an dernier, ce changement «n’apparaîtra sur les emballages qu’à la fin du premier semestre 2018 »...

20 Minutes avec AFP

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Carambar s'apprête à repasser sous pavillon français
Carambar s'apprête à repasser sous pavillon français — Durand Florence

Exit le dioxyde de titane. Carambar and Co a annoncé avoir retiré cet additif contenant des nanoparticules de ses chewing-gums Malabar. Au cours d’un entretien téléphonique accordé à l’AFP, son président Thierry Gaillard a précisé que la compagnie repassée l’an dernier sous pavillon français avait « enlevé l’ingrédient dioxyde de titane du produit Malabar depuis la fin 2017 » et que si les chewing-gums vendus actuellement n’ont plus cet ingrédient, « cela n’apparaîtrait sur les emballages qu’à la fin du premier semestre 2018 ».

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Pour rappel, fin janvier, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a porté plainte contre neuf entreprises agroalimentaires ou de cosmétiques [Carambar and Co n’en faisait pas partie] qu’elle accuse d’avoir commercialisé des produits contenant des nanoparticules non mentionnées sur l’étiquette. « C’est un sujet très important, nous avons toute une réflexion RSE (Responsabilité sociétale des entreprises, NDR) en cours », a ajouté Thierry Gaillard, qui a pris ses fonctions début janvier.

Trente-cinq millions d’euros afin de moderniser ses cinq sites de production

Après des années de déclin des marques de bonbons français, « abandonnés » par leur précédent propriétaire, Carambar and Co mise désormais sur le « made in France ». La société vient d’ouvrir deux centres de Recherche et développement en France dans l’espoir de relancer sa douzaine de marques qui vont de Malabar à Mi-cho-Ko en passant par Poulain, la Pie qui chante, les rochers Suchard ou les pastilles Vichy.

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La société espère faire décoller sa part de marché, qui n’est plus que de 15,5 % alors qu’elle était de 30 % il y a une dizaine d’années. Et pour talonner le numéro un sur le marché du bonbon en sachet qu’est l’allemand Haribo, la firme prévoit « d’augmenter de 20 % son chiffre d’affaires en cinq ans ».

Pour tenir ses objectifs, Carambar and Co a prévu de débourser au total 35 millions d’euros afin de moderniser ses cinq sites de production (Blois, Marcq en Baroeul, Saint Genest, Strasbourg et Vichy).