Cancer: Un «vaccin» a permis d'éliminer les lymphomes chez des souris

ETUDE Des scientifiques américains ont injecté des immunostimulants directement dans les tumeurs, chez des souris atteintes d’un cancer. Une technique inédite qui a fonctionné…

20 Minutes avec agence

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Souris de laboratoire, illustration.
Souris de laboratoire, illustration. — ROBERT F. BUKATY/AP/SIPA

L’hypothèse d’un vaccin contre le cancer n’est pas encore à l’ordre du jour mais les résultats d’une recherche américaine sont encourageants. En utilisant une technique de vaccination in situ, des membres de l’université de Stanford (Etats-Unis) ont réussi à éradiquer toute trace de lymphome chez des souris de laboratoire atteintes d’un cancer du système lymphatique.

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La méthode, qui consiste à injecter la substance directement dans les tumeurs cancéreuses, s’est révélée particulièrement efficace. Au point, à terme, d’imaginer une thérapie chez l'homme qui limiterait les rechutes et réduirait le recours aux opérations chirurgicales.

Le lymphome éliminé chez 87 souris sur 90

L’immunothérapie a été testée sur 90 souris de laboratoire, indiquent les scientifiques dans leur étude publiée le 31 janvier dernier dans la revue Science Translational Medicine. Chez 87 d’entre elles, ce « vaccin » a permis d’éliminer totalement le lymphome. Chez les trois autres, une rechute a été observée mais la guérison est finalement intervenue après de nouvelles injections.

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L’utilisation de cette technique a permis d’éviter l’écueil habituellement rencontré lors du recours à l’immunothérapie pour lutter contre le cancer​. A savoir que l’organisme et son système immunitaire peinent à considérer les cellules malignes comme des corps dangereux.

Bientôt un essai clinique sur l’homme ?

Forts de leur succès, les spécialistes américains travaillent désormais à un essai clinique sur l’homme mais aussi à une extension de la méthode au traitement des cancers du côlon, du sein et de la peau, indique BFM TV. « Je ne pense pas qu’il y ait une limite au type de tumeurs que nous pourrions potentiellement traiter », estime ainsi l’auteur principal de l’étude, Ronald Levy.