Téléphones portables pour enfants: Deux associations demandent leur interdiction

APPEL A cause des risques liés à l’addiction et à l’exposition aux ondes, Priartém et Agir pour l’environnement ont dans le collimateur deux modèles de téléphone…

20 Minutes avec agences

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Un enfant d'un an avec un téléphone.
Un enfant d'un an avec un téléphone. — Catherine Delahaye/SIPA

A l’occasion de la journée internationale sans portable ce mardi, Agir pour l’environnement et Priartém ont adressé au ministère de la Santé une lettre ouverte demandant l’interdiction des modèles de téléphones portables « destinés aux enfants ».

Les deux ONG s’inquiètent de l’exposition des plus jeunes aux ondes électromagnétiques émises par les appareils.

Deux produits visés

« Nous vous demandons d’intervenir par arrêté, de toute urgence, pour interdire la commercialisation de ces objets et de tous les autres objets qui visent spécifiquement les très jeunes enfants », écrivent ainsi à Agnès Buzyn les responsables des organisations.

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Ces derniers sont notamment vent debout contre le Kidicom Max, un terminal fonctionnant uniquement en wifi commercialisé par Vtech et décrit par son fabricant comme « adapté aux enfants de 4 à 12 ans ». Mais aussi contre le RX-901 de Simvalley, un téléphone d’urgence permettant à « votre enfant ou toute autre personne vulnérable » d’appeler cinq numéros de téléphone préprogrammés.

Risques liés à l’écran et aux ondes

Comme l’indique Janine Le Calvez, vice-présidente de Priartém, les deux ONG en appellent aussi à la ministre de la Santé pour « lancer des grandes campagnes de sensibilisation vis-à-vis des parents et des adolescents sur les risques liés aux portables. On entend beaucoup parler des risques liés aux écrans, mais aux écrans s’ajoutent les risques liés à l’exposition aux ondes, donc c’est double effet », explique la responsable.

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La potentielle dangerosité des objets connectés sur les fonctions cognitives des enfants avait poussé les auteurs d’une étude à recommander d’en limiter l’exposition aux jeunes populations en 2016. Mais Stéphen Kerckhove, d’Agir pour l’Environnement, pointe du doigt un autre problème, celui de l’addiction. Il évoque ainsi les résultats d’un sondage réalisé pour les deux ONG par l’institut Ifop qui indique que 43 % des 18-24 ans ne peuvent pas se passer de leur portable pendant 24 heures.