Sport sur ordonnance: Le dispositif peine à se développer selon un premier bilan

BILAN Malgré des bienfaits certifiés, le premier bilan de ce dispositif instauré est très mitigé…

20 Minutes avec agence

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Illustration course à pied ou jogging.
Illustration course à pied ou jogging. — OJO Images / Rex Featur/REX/SIPA

Les scientifiques sont formels : la pratique d’une activité physique ne peut qu’améliorer l’état de santé de personnes atteintes d’un cancer, de diabète, de maladies cardiovasculaires ou d’obésité. Cela permettrait notamment de réduire les risques de récidive, de mortalité et de la consommation de médicaments.

C’est à partir de ce constat que le dispositif « sport-santé sur ordonnance » a été instauré par un décret en décembre 2016 puis une instruction ministérielle en mars 2017. Il permet aux médecins traitant de prescrire de l’activité physique à leurs patients reconnus en « affection de longue durée ». Pourtant, il peine à s’imposer, explique Ouest-France.

Un premier bilan plutôt mauvais

Un premier bilan a été dressé ce mercredi par le député de la Moselle Belkhir Belhaddad (LREM) devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Et il est plutôt mauvais, même si le député souligne que le dispositif a « fait l’objet d’une large approbation ».

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Le rapporteur note ainsi qu’un « grand nombre de médecins n’est pas suffisamment formé aux enjeux du sport-santé, ni informés du dispositif ». Il pointe aussi le problème du financement : « Ce qui existe aujourd’hui est quasi exclusivement financé par les collectivités, parfois avec une participation des Agences régionales de santé, de quelques caisses primaires d’assurance-maladie (CPAM) et de certaines mutuelles. »

Une prise en charge par la Sécu ?

Pour permettre au dispositif de prendre son envol, Belkhir Belhaddad propose « une prise en charge par la Sécurité sociale des séances d’activité physique adaptée, pendant une période limitée, même à un niveau symbolique. »

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Parmi les autres axes d’amélioration, le député demande que des « licences sport-santé soient proposées à des tarifs préférentiels ». Mais aussi que le travail du médecin traitant qui s’implique dans le dispositif soit valorisé, avec une prise « en compte dans le calcul de la Rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp) ».