Sclérose en plaques: Découverte prometteuse d’une molécule liée à la testostérone

MALADIE Cette découverte pourrait aboutir à « une classe entièrement nouvelle de thérapie contre la sclérose en plaque »…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un fauteuil roulant.
Illustration d'un fauteuil roulant. — V. Wartner / 20minutes (archives)

La découverte pourrait offrir de l’espoir pour tous les malades souffrant de sclérose en plaques. Grâce à des expériences menées sur des souris, des chercheurs ont identifié une molécule dont la production est liée à l’hormone mâle testostérone, qui paraît protéger contre cette maladie auto-immune.

Quand les rongeurs femelles, manipulés génétiquement pour souffrir de l’équivalent de la sclérose en plaques humaine, ont été traités avec cette molécule protectrice, leurs symptômes ont disparu, expliquent les scientifiques dans leur étude publiée ce lundi dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

La testostérone comme solution

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central, détruisant la myéline, une gaine entourant et protégeant les fibres nerveuses dans le cerveau et la moelle épinière. Elle entraîne des problèmes moteurs et des déficits cognitifs.

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Les scientifiques ont déterminé que la testostérone provoque une réaction dans un certain type de cellules immunitaires qui leur font produire la molécule protectrice chez les souris mâles. Cette molécule entraîne une série de réactions chimiques empêchant la formation d’un autre type de cellule immunitaire qui attaque directement la myéline.

Les femmes plus touchées par la maladie

Reste maintenant à savoir comme appliquer cette découverte à l’échelle humaine, notamment pour les femmes qui sont trois à quatre fois plus touchées par la maladie que les hommes.

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« Etant donné que les niveaux de testostérone sont de sept à huit fois plus faibles chez les femmes adultes comparativement aux hommes, nous suspectons que les taux de cette hormone mâle sont insuffisants pour activer la production de la molécule protectrice » parmi les femmes, résume la Dr Melissa Brown, professeur d’immunologie à la faculté de médecine de l’université Northwestern à Chicago, principal auteur de ces travaux.

« Une classe entièrement nouvelle de thérapie »

Malgré tout, la chercheuse estime que « cette avancée pourrait aboutir à une classe entièrement nouvelle de thérapie contre la sclérose en plaques ».

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Des essais cliniques pendant douze mois avec de la testostérone chez des hommes atteints de la maladie ont ainsi partiellement inversé la destruction de myéline et la dégénérescence des fibres nerveuses, indiquent les scientifiques. Toutefois pointent-ils, même à court terme la testostérone n’est pas une thérapie viable chez les hommes ou les femmes en raison de ses multiples effets secondaires néfastes.