La revue «Prescrire» liste 90 médicaments plus «dangereux qu’utiles» et à «écarter des soins»

MEDICAMENTS La balance bénéfices-risques serait trop déséquilibrée dans le cas de certains antidépresseurs, vasoconstricteurs, anti-vomitifs ou anti-inflammatoires…

20 Minutes avec agence

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Illustration de plaquettes de médicaments.
Illustration de plaquettes de médicaments. — Pexels/Pixabay

Parmi les médicaments faisant pourtant l’objet d’une autorisation de mise sur le marché français ou européen, 90 présenteraient plus de risques d’effets néfastes que de bénéfices pour la santé, selon la liste annuelle établie par la revue spécialisée Prescrire. Il serait ainsi préférable de les « écarter des soins ».

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Pour arriver à leurs conclusions, les auteurs de l’étude ont comparé ces produits avec les autres médicaments de référence et ont cherché à en déterminer l’efficacité et les éventuelles conséquences indésirables sur l’organisme.

Anti-vomitifs et anti-inflammatoires

Le rapport alerte sur des traitements largement utilisés par les malades français. Comme les anti-vomitifs Vogalène ou Motilium ou les vasoconstricteurs Dolirhume ou Xilocaïne. Souvent consommés par voie nasale ou orale pour venir à bout d’une sinusite ou d’un rhume, ces produits décongestionnants sont susceptibles de déclencher des problèmes cardio-vasculaires potentiellement mortels.

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La revue médicale épingle aussi les anti-inflammatoires Ketum, Voltaflex et Voltarène. Quant au Seropram, au Stablon ou au Valdoxan, les spécialistes estiment que le déséquilibre entre leurs effets secondaires et les bienfaits constatés est trop prononcé.

Cinq médicaments de plus qu’en 2017

Comparée à celle qui avait été publiée l’an dernier, la version 2018 de la liste comprend cinq médicaments en plus. Sept traitements en ont en revanche disparu. Trois parce qu’ils ne sont plus en vente et quatre pour lesquels de nouvelles données sont encore en cours d’analyse par les auteurs de l’étude.

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Pour ces derniers, il est par ailleurs envisageable de continuer à administrer les médicaments de la liste dans un contexte de recherche clinique « à condition d’informer les patients des inconnues sur la balance bénéfices-risques ».