Maisons de retraite: 50 millions d'euros supplémentaires bientôt débloqués pour les Ehpad en difficulté

SOCIAL A l’appel des syndicats une grève des personnels des maisons de retraite médicalisées et des services à domicile est programmée mardi prochain...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration: un Ehpad.
Illustration: un Ehpad. — PASCAL PAVANI / AFP

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) vont se voir attribuer une enveloppe de 50 millions d’euros supplémentaires, a annoncé ce jeudi Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

>> A lire aussi : Le mal-être des aides-soignant(e)s dans les Ehpad: «C'est l'horreur. Aidez-nous !»

En plus des 100 millions inscrits au budget 2018 de la Sécurité sociale, « nous ajoutons 50 millions d’euros qui vont être donnés aux Agences régionales de santé pour qu’elles puissent accompagner au cas par cas, en fonction des difficultés, les Epahd qui souffrent aujourd’hui d’un manque de moyens », a-t-elle déclaré sur RTL.

Une grève inédite

L'annonce de cette rallonge budgétaire a été faite alors qu'à l’appel des syndicats CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et SUD, une grève des personnels des maisons de retraite médicalisées et des services à domicile est programmée mardi prochain « pour l’augmentation des effectifs, gage de l’amélioration de la prise en charge des résidents ».

La ministre a rappelé qu’une première enveloppe de 100 millions d’euros avait été « votée » en décembre dans la loi de financement de la Sécurité sociale. « Je comprends que les Ehpad ne ressentent pas cette amélioration aujourd’hui », en raison du « temps de mise en oeuvre », mais « les professionnels vont sentir la différence cette année », a-t-elle assuré.

Une somme « à la main » des Agences régionales de santé

Selon la ministre, « il y aura un plan global d’accompagnement, à la fois financier et à la fois technique », qui comprend notamment les 50 millions d’euros annoncés. Cette somme sera « à la main » des Agences régionales de santé, a-t-elle insisté.

« Nous leur demandons également de mettre en place des structures d’appui pour aider les Ehpad en difficulté à se réorganiser, pour voir comment ils peuvent coopérer entre eux parce que parfois c’est un problème d’isolement de petites structures », a-t-elle encore déclaré.

>> Sous-effectif, manque de soins… Les Ehpad, un système au bout du rouleau

Agnès Buzyn avait réaffirmé mardi que la réforme du financement des Ehpad, initiée en 2017, serait poursuivie. Cette réforme, contestée notamment par des acteurs publics tels que la Fédération Hospitalière de France (FHF) et certains départements, prévoit d’aligner progressivement jusqu’en 2023, les dotations aux Ehpad publics et privés.