Tabac: Une cigarette par jour suffit à augmenter le risque de maladie cardiaque

TABAGISME Une seule cigarette par jour augmente le risque cardiaque de 57% chez la femme et 48% chez l'homme.

20 Minutes avec agences

— 

Illustration cigarette
Illustration cigarette — ERIC FEFERBERG / AFP

Les maladies cardiaques ne menacent pas que les gros fumeurs et consommateurs très réguliers de tabac. Les fumeurs font déjà courir de gros risques à leur cœur même en se limitant à une seule cigarette par jour, affirme une étude publiée jeudi 25 janvier.

>> A lire aussi : Les ados voient dans le cannabis «un produit bio» moins «dangereux» que le tabac

« Il n’existe pas de niveau sans danger de tabagisme pour les maladies cardiovasculaires », ont écrit les scientifiques britanniques dans la revue médicale British Medical Journal. L’étude est une méta-analyse de 55 autres études publiées entre 1946 et 2015, avec des données sur plusieurs millions de personnes.

Les femmes plus touchées que les hommes

« Ne fumer qu’environ une cigarette par jour engendre un risque de développer une maladie coronarienne et de faire un accident vasculaire cérébral bien plus grand qu’attendu, à peu près la moitié de celui couru par les personnes qui en fument 20 par jour », ont-ils ajouté.

>> A lire aussi : Le cancer du poumon devrait devenir plus mortel que le cancer du sein chez les femmes françaises

C’est encore plus évident chez les femmes. Elles font bondir de 57 % le risque de maladie cardiovasculaire avec une seule cigarette par jour, tandis que les hommes l’augmentent de 48 %.

Arrêter plutôt que réduire

Concernant le cancer du poumon, d’autres études ont montré qu’il y avait de bonnes raisons de limiter sa consommation. « Les fumeurs qui abaissent leur nombre de cigarettes peuvent bénéficier d’une réduction importante du risque de cancer », ont rappelé les auteurs.

Mais dans l’absolu, les effets du tabac, même à petites doses, sont donc néfastes pour la santé cardiaque des personnes. « Les fumeurs doivent avoir pour objectif d’arrêter plutôt que de réduire » leur consommation de tabac, d’après les chercheurs.