Endométriose: De nouvelles recommandations pour améliorer le diagnostic et la prise en charge

MALADIE La médiatisation grandissante de la maladie ne doit pas cacher l'absence d'études épidémiologiques et les progrès qui restent à faire en matière de diagnostic et de prise en charge...

20 Minutes avec agences

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Une femme souffrant de maux de ventre.
Une femme souffrant de maux de ventre. — Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA

La Haute autorité de santé (HAS) et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) ont publié ce mercredi de nouvelles recommandations aux professionnels de santé au sujet de l’endométriose.

Le rapport, dont la version précédente datait de 2006, ne contient pas de modifications majeures mais alerte sur les progrès nécessaires en matière de diagnostic et de prise en charge des patientes.

Une absence d’étude épidémiologique

« Les professionnels doivent délivrer une information adaptée sur les alternatives thérapeutiques, les bénéfices et les risques attendus de chacun des traitements, le risque de récidive et les enjeux de fertilité », estiment le CNGOF et la HAS.

Associée à la rédaction, Nathalie Clary, présidente de l’association ENDOmind, insiste quant à elle sur « les lacunes qui doivent être comblées, notamment l’absence d’étude épidémiologique ».

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Depuis quelques années, la pathologie est davantage sous le feu des projecteurs grâce aux célébrités qui en souffrent. Laëtitia Milot, Enora Malagré, Imany ou encore Lena Dunham ont ainsi contribué à une meilleure médiatisation de l’endométriose.

Entre 2 à 4 millions de Françaises atteintes

Ce phénomène est en partie à l’origine de la publication de ces nouvelles recommandations. « Les patientes sont devenues des interlocutrices très présentes grâce à des associations nombreuses et pertinentes », lit-on dans le document.

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Auparavant, la pathologie était longtemps restée méconnue, avec à la clé un retard de diagnostic potentiel de 6 à 10 ans. Pourtant, 6 à 10 % des femmes en âge de procréer en sont atteintes, indiquent d’anciennes données du ministère de la Santé. L’association ENDOmind évalue entre 2 et 4 millions le nombre de malades françaises.

Parfois asymptomatique, l’endométriose entraîne des risques d’infertilité et peut causer de très fortes douleurs, des menstruations difficiles ou encore des troubles urinaires.