Levothyrox: 23 patients réclamaient l'ancienne formule, le tribunal de Toulouse les déboute

JUSTICE Vingt-trois plaignants réclamaient que l’ancienne formule de Levothyrox leur soit fournie. Ils ont été déboutés, mercredi à Toulouse…

N. S. avec B. C.
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Une boîte de Levothyrox. Illustration.
Une boîte de Levothyrox. Illustration. — SIPA

Un juge des référés du Tribunal de grande instance de Toulouse a débouté mercredi des patients souffrant d’effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox, qui réclamaient que le laboratoire Merck leur fournisse en urgence l’ancienne formule du médicament.

Cette décision concerne 23 patients. Elle a été prise parce que la justice a considéré qu’il y avait eu « une introduction d’Euthyrox [le nom actuel de l’ancienne formule] sur le territoire français » et que, de ce fait, « il n’y avait pas de défaut d’approvisionnement », a précisé Me Jacques Lévy, l’avocat des plaignants.

La même décision qu’à Saint-Gaudens

Cette décision de justice va dans le sens de celle du tribunal de Saint-Gaudens, toujours en Haute-Garonne. Le 26 décembre, celui-ci avait déjà débouté une quarantaine de patients en arguant de « l’existence de substituts », de la « mise sur le marché » par le laboratoire « de 218.080 boîtes » et de « l’absence de certificats médicaux sur les effets néfastes » du médicament.

En revanche, le juge des référés de Toulouse avait condamné le 14 novembre le laboratoire à fournir « par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai » l’Euthyrox à 25 patientes de la Haute-Garonne. Merck a fait appel de la condamnation toulousaine, qui est assortie d’une astreinte de 10.000 euros par jour et par infraction constatée.

Agir sur le fond

Et certaines de ces patientes toulousaines ont pu faire constater cette infraction, n’ayant pu se fournir auprès de leur pharmacie au bout des 48 heures fixées par le juge.

Si les deux derniers jugements ne sont pas favorables à ses clients, Me Jacques Lévy ne compte pas pour autant laisser tomber « car nous estimons, que contrairement aux affirmations de Merck, ils ont remis très peu d’Euthyrox sur le marché », affirme l’avocat.

Un combat à long terme selon lui. « Merck nous dit qu’il n’y aura plus d’Eurothyrox en France fin 2018. Qu’est-ce qui va se passer après ? Jusqu’à présent nous étions sur des procédures d’urgence pour s’en procurer. On va voir comment faire pour qu’il y ait une remise sur le marché », poursuit celui qui défend les intérêts du collectif des « victimes du nouveau Levothyrox Occitanie » (VNLO).