Découvrez les quatre bonnes résolutions faciles à tenir pour se faire du bien

NOUVELLE ANNEE Les bonnes résolutions, tout le monde en prend chaque année, mais rares sont ceux qui arrivent à s'y tenir, faute de vraiment penser à se faire du bien...

Anissa Boumediene

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Prendre de bonnes résolutions qui nous font vraiment du bien, c'est le meilleur moyen de les tenir.
Prendre de bonnes résolutions qui nous font vraiment du bien, c'est le meilleur moyen de les tenir. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
  • Chaque année au moment de la nouvelle année, les Français font la liste de leurs bonnes résolutions et chaque année, se remettre au sport et perdre du poids sont en tête de liste.
  • Hasard ou coïncidence: 95% des gens ne tiennent pas leurs bonnes résolutions.
  • Et si le secret de vraies bonnes résolutions, c'était de formuler des voeux un peu moins difficiles à tenir et qui nous nous fassent vraiment du bien?

Ah la nouvelle année. Alors que certains ont mis trois jours à se remettre de leur gueule de bois du Nouvel An, nombreux sont ceux qui sacrifient au traditionnel rituel des bonnes résolutions. Et la liste est souvent impossible à tenir. Perdre du poids, se remettre au sport, arrêter de fumer, faire le tri dans nos papiers, être plus écolo et manger plus sainement. Chaque année, c’est la même rengaine et quelque part, entre le 1er et le 7 janvier, on arrive presque à se convaincre que cette fois-ci c’est la bonne, et qu’on va vraiment tenir nos bonnes résolutions. Sauf qu’elles restent souvent de simples voeux pieux pour 95 % des Français. Et si, pour changer, on se fixait des objectifs facilement atteignables ? Si on prenait des résolutions qui seraient faciles à tenir parce qu’elles nous font du bien ? « La clé : c’est de savoir identifier ce qui nous fait du bien », prescrit Florence Servan-Schreiber, docteure ès bonheur et coauteure de La Fabrique à Kifs – Muscler son bonheur grâce à la psychologie positive (éd. Marabout). Alors, 2018: l’année du kif ?

Prendre le temps de ne rien faire

Aller faire les courses, préparer les affaires de piscine du petit dernier, s’occuper du cadeau commun pour la belle-sœur et organiser un dîner de famille pour douze pour l’anniversaire du cadet tout en bouclant un important dossier pour le boulot : la surchauffe guette et la charge mentale pèse lourd.

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Surtout doublé de l’objectif corps d’athlète. On s’offre donc un vrai gros luxe : prendre – de temps en temps —, ne serait-ce que quelques minutes, le temps de ne rien faire, de mettre le tumulte sur pause. Même pas besoin d’attendre les vacances pour ça, un petit temps rien que pour soi, sans stress, sans portable, sans rien, le temps de prendre un thé, ou de regarder le dernier épisode de sa série préférée tranquillou sous son plaid.

« La charge mentale, c’est nous-mêmes qui la fabriquons, relève Florence Servan-Schreiber. Prendre du temps pour soi, c’est s’offrir un moment où l’on se dit : "je ne me demande rien", c’est se foutre la paix à soi-même ».

S’initier à l’art de la sieste

Vous venez de reprendre le travail après quelques jours de vacances pas reposantes. Vous vous traînez, le teint blafard grâce aux cieux gris de l’hiver avec de belles valises sous les yeux, signe de vos nuits de sommeil toujours trop courtes. l’une des résolutions que vous allez aimer tenir en ce début de nouvelle année : dormir plus, mais pas n’importe comment. Un couche-tard de nature ne parviendra pas à se mettre plus de deux jours d’affilée au lit à 22 heures avec une bonne camomille.

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L’alternative pour récupérer malgré un rythme de vampire : s’initier à l’art de la sieste. Quand le coup de barre d’après déjeuner vous tombe dessus, n’essayez pas de lutter : siestez. Fermer les yeux quelques instants, ou mieux, piquer un petit roupillon d’une vingtaine de minutes à son bureau, dans la salle de repos, dans sa voiture où dans un lieu dédié, évite la dépense considérable d’énergie fournie à tenter de garder les yeux ouverts, que tous les cafés de la Terre ne compensent pas.

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Cela ne prend pas plus de quelques minutes par jour, ça fait vraiment du bien et on est moins un zombie en quête de nuits de quinze heures le week-end, ce qui fait qu’on a plus de temps pour en profiter.

Voir petit

Perdre 15 kilos d’ici cet été, aller au sport trois fois par semaine quand notre activité physique se limite à piquer un sprint de 20 mètres pour ne pas rater son bus : être trop ambitieux, c’est le meilleur de ne pas tenir ses bonnes résolutions. « Il faut voir petit, prescrit Florence Servan-Schreiber. Le principe, c’est de se fixer pour objectif de faire le minimum afin de s’y tenir. Si on veut vraiment perdre du poids, on se donne pour but de perdre 2 kilos, c’est plus facile à tenir, et quand on aura réussi, au besoin, on s’attaquera aux deux kilos suivants ».

Mieux vaut des objectifs « presque ridicules, comme faire cinq abdos ou cinq minutes de méditation, poursuit-elle. Il faut être modeste, la clé, c’est de faire peu mais bien, et d’établir un rituel facile à tenir. Par exemple, vos cinq abdos, faites-les le matin après vous être brossé les dents. L’idée si vous vous créez cette nouvelle habitude, c’est de l’accoler à une autre qui existe déjà dans votre quotidien ». Et si l’on ne tient pas dans la durée, on apprend à être indulgent avec soi-même, et à « laisser tomber ce qui n’a pas marché, parce que ça alimente le sentiment d’échec ».

Se mettre à la pensée positive

Parce qu’il se peut que perdre des kilos et se (re) mettre à fond au sport ne soit pas vraiment ce que vous vouliez. « Quand on demande aux gens ce qu’ils veulent, c’est souvent la réponse bateau qu’ils donnent pour leurs bonnes résolutions, note Florence Servan-Schreiber. Mais ce que chacun doit se demander, c’est : "qu’est-ce qui me fait du bien ?" ». Car le kif, c’est une démarche de pensée positive. « C’est recentrer son attention sur ce qu’on a vécu de chouette dans sa journée plutôt que – comme une majorité de personnes parce que c’est un réflexe humain — de se focaliser sur le négatif ».

Savoir kiffer, « c’est simple mais ça s’organise, explique Florence Servan-Schreiber. Il faut connaître sa propre ingénierie du bonheur, identifier les situations qui apportent du bonheur et les gens avec qui on se sent bien. De là, on passe à l’action : si passer davantage de temps avec vos amis, vous faire un ciné ou partir en week-end fait partie de la liste de vos envies, programmez-le, fixez la date, organisez la garde des enfants si besoin : ce n’est peut-être pas très spontané, mais cela permet de concrétiser son envie. Si on, décide que 2018 est l’année du kif, que l’on s’écoute sans se mettre la pression, c’est une promesse facile à tenir ».