Des nanoparticules dangereuses retrouvées dans les bûches de Noël

CONSOMMATION Après les bonbons, biscuits et autres chocolats, ce sont désormais les bûches de Noël de la grande distribution et des marques plus prestigieuses qui sont pointées du doigt…

20 Minutes avec agence

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Certaines bûches de Noël contiendraient des nanoparticules cancérogènes d'après l'association « Agir pour l’environnement ».
Certaines bûches de Noël contiendraient des nanoparticules cancérogènes d'après l'association « Agir pour l’environnement ». — Jaubert - Sipa

Une association de défense de l’environnement a pointé du doigt la présence de nanoparticules nocives dans une centaine de desserts glacés, la plupart commercialisés à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Vendus dans dix enseignes différentes, ces produits contiendraient en effet des colorants E171 (dioxyde de titane) et E172 (oxydes de fer) à l’échelle nanoparticulaire.

Grandes surfaces et marques prestigieuses

Or, une étude a récemment montré que « l’ingestion de E171 favorise des lésions précancéreuses du colon chez les rats au bout de 3 mois seulement », rappelle l’ONG « Agir pour l’environnement » dans son enquête publiée ce jeudi.

Les bûches et autres gâteaux de Noël concernés sont disponibles dans les enseignes de grande distribution mais aussi dans des magasins plus prestigieux. Parmi les marques mises en cause se trouvent Leclerc, Lidl, Auchan, Monoprix, Picard, Lenôtre ou encore Fauchon.

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« Les nanoparticules s’invitent en secret »

La situation interpelle d’autant plus que les pâtisseries de Noël ne sont pas les seuls aliments sucrés dans lesquels des colorants sous forme de nanoparticules ont été retrouvés alors qu’aucune indication n’en mentionnait la présence.

« Une fois encore, les nanoparticules s’invitent en secret à notre table ! Après Halloween et les bonbons, Pâques et les chocolats, c’est maintenant Noël et les bûches ! Ces substances dangereuses doivent être interdites et, au minimum, mentionnées sur l’étiquette, comme l’exige la loi », déplore ainsi Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes de l’ONG.

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En tout, pas moins de 350 références de friandises, chocolats, épices, biscuits et autres aliments populaires auprès des enfants seraient concernés.