Nice: Ils créent une plateforme pour aider psychologiquement les internes en médecine

ETUDIANT A Nice, selon les internes, 75 % des étudiants en médecine sont anxieux à l’idée d’aller au travail le matin…

Mathilde Frénois

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Illustration. Dans les couloirs d'un hôpital à Toulouse.Le 25 octobre 2005.
Illustration. Dans les couloirs d'un hôpital à Toulouse.Le 25 octobre 2005. — Frederic Scheiber/20 Minutes
  • La commission de suivi étudiant prend d’abord la forme d’une plateforme web.
  • Une première structure, SOS IHN, avait déjà été lancée l’année dernière.

Dans les couloirs des hôpitaux de Nice, Julia Elbaum et Robin Jouan sont confrontés « tous les jours » à des internes pris dans la spirale de l’anxiété. Face à leurs camarades de promo en détresse, ces deux étudiants en médecine ont créé une commission de suivi étudiant. Un dispositif qui, au vu des problèmes psychologiques rencontrés par ces futurs professionnels de la santé, a pour objectif de les aider quand ils vont mal.

« On a fait un sondage à Nice avec 300 internes. Il en ressort que 75 % sont anxieux à l’idée d’aller travailler le matin. Et 20 % d’entre eux ont des idées noires », pointe Julia Elbaum.

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« Réorienter vers un psy »

Depuis le début d’année, cette interne en psychiatrie a vu trois cas de burn-out autour d’elle. « Cette anxiété est liée à l’internat, dit-elle. Les étudiants ont la pression des chefs, des équipes médicales et des patients. » Désormais, ces internes auront une plateforme web à leur disposition. « En cas de problème, ils peuvent nous contacter par mail. Après une conversation téléphonique, on peut les réorienter vers un psychiatre, dit Robin Jouan. Ce n’est pas parce qu’on est médecin qu’on est infaillible. »

Une première structure, SOS IHN, avait déjà été lancée l’année dernière. Il s’agit d’une cellule téléphonique pour prévenir les suicides. « Ces dispositifs peuvent se chevaucher », dit Robin Jouan. A Nice, 800 internes sont concernés par cette pression. Et par ces commissions.