VIDEO. Marseille: Un nouveau programme de recherche sur les cancers du sein les plus dangereux

SANTÉ L’institut Paoli Calmettes de Marseille va lancer de nouvelles recherches sur le cancer du sein, grâce à un financement de la fondation EDF à hauteur de 300.000 euros…

Adrien Max

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Illustration d'une mammographie
Illustration d'une mammographie — Mychele Daniau afp.com
  • L’institut Paoli Calmettes lance un programme de recherche sur le cancer du sein, « Nano-S ».
  • Ce programme de recherche s’intéressera aux formes de cancer les plus graves, environ 20 % des cas.
  • L’objectif sera d’identifier les tumeurs les plus dangereuses, d’anticiper l’effet des traitements sur elles, et de proposer de nouveaux traitements.

Encore 20 % des cancers du seins ne sont pas traités efficacement en France. Pour remédier à cela, l’institut Paoli Calmettes (IPC) de Marseille, spécialisé dans la recherche et le traitement contre le cancer, lance un programme de recherche : le « Nano-S ».

Ce programme, financé à hauteur de 300.000 euros sur trois ans par la fondation EDF, vise à « trouver des pistes de traitement pour les cancers du sein compliqués, environ 20 % des cas », explique le professeur Patrice Viens, directeur général de l’IPC.

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Chaque cancer est unique

Ce programme de recherche part d’un constat simple réalisé par l’équipe de chercheurs du professeur Daniel Birnbaum, spécialisé dans la recherche sur le cancer du sein depuis 30 ans : chaque cancer du sein est différent. Jean-Paul Borg, directeur scientifique à l’IPC, souligne :

Le cancer du sein est une constellation, un ensemble de maladies rares, ce qui la rend d’autant plus rare et complexe.

Les chercheurs de l’équipe du professeur Daniel Birnbaum ont déjà découvert des gènes très important dans le développement du cancer du sein, ce programme visera à savoir comment combattre leurs effets néfastes. « Le premier objectif sera de détecter les tumeurs les plus dangereuses puis de savoir lesquelles résisteront au traitement », précise Jean-Paul Borg.

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Développer des traitements

L’objectif final sera de proposer des traitements mieux adaptés : « Cela nous permettra de mettre en culture ces cellules pour tester l’efficacité, ou non, des médicaments qui seront administrés aux patientes », ajoute Jean-Paul Borg.

C’est justement sur ce point que le projet Nano-S se veut ambitieux. « Grâce aux nouvelles technologies nous avons développé des nano-thérapies, qui permettent de traiter ces cellules. Sur le cœur de la cellule, le noyau, mais aussi sur la membrane », explique Daniel Birnbaum.

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Ne pas se reposer sur ses lauriers

Un programme de recherche qui intervient dans une période cruciale, comme le rappelle Patrice Viens :

Nous sommes dans une période où l’on pourrait être tenté de baisser les armes. Dire que le cancer du sein se guérit assez bien, c’est conduire à l’oubli. Alors qu’aux USA, ce cancer est la première cause de décès chez les femmes de moins de 40 ans.

Pour Laurence Lamy, déléguée générale de la fondation EDF, le soutien financier accordé à l’institut Paoli Calmettes est l’opportunité de sensibiliser les salariées touchées, ou non, par cette pathologie. « Nous voulons porter l’espoir, leur expliquer comment il est possible d’avoir un parcours professionnel quand on a été ou quand on est malade. De permettre au malade de rebondir, ce qui favorise aussi la guérison », a-t-elle déclaré. Le coût total de ce programme de recherche s’élèvera à plus de deux millions d’euros.