Descentes d'organe, fuites urinaires... L'Australie interdit des implants pelviens controversés

CHIRURGIE Les bénéfices liés à l’utilisation des implants ne seraient pas supérieurs aux risques qu’ils représentent pour les patients…

20 Minutes avec AFP

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Une opération de chirurgie sous anesthésie (image d'illustration).
Une opération de chirurgie sous anesthésie (image d'illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

L’Australie a interdit ce jeudi des implants utilisés pour traiter les problèmes pelviens en invoquant les risques potentiels pour les patientes. Ces implants, sortes de treillis ou filets synthétiques qui seront interdits à partir du 4 janvier, étaient mis en place lors d’une opération chirurgicale pour traiter le prolapsus génital (chute d’un organe ou d’une partie d’organe) ou l’incontinence urinaire.

Plus de 700 femmes ont attaqué le fabricant Johnson & Johnson

Une enquête parlementaire a été ouverte en Australie sur les éventuelles complications liées à ces implants à la suite de récits de femmes se plaignant de douleurs sévères et chroniques. Plus de 700 femmes ont en effet déposé un recours collectif contre le géant Johnson & Johnson qui fabrique ces produits. D’après leurs avocats, jusqu’à 8.000 Australiennes seraient affectées par des effets secondaires.

La Therapeutic Goods Administration (TGA), l’agence australienne des médicaments, a ainsi expliqué qu’elle avait évalué les implants distribués en Australie et examiné les études internationales sur le sujet.

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54.300 personnes ont déposé plainte aux Etats-Unis

« La TGA estime que les bénéfices liés à l’utilisation des filets transvaginaux pour traiter le prolapsus génital ne sont pas supérieurs aux risques représentés par ces produits », a expliqué le gouvernement dans un communiqué. « Les preuves scientifiques font défaut » également s’agissant du ratio risques/bénéfices dans les cas d’incontinence urinaire, ajoute le texte.

Dans un communiqué à l’US Securities and Exchange Commission, l’organisme fédéral de contrôle des marchés financiers, l’entreprise a également expliqué que 54.300 personnes avaient déposé plainte aux Etats-Unis. Des recours collectifs ou des plaintes individuelles, ont également été déposés dans des pays comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, Israël et le Canada.