Calvitie: Une action judiciaire envisagée par des utilisateurs du Propecia

SANTE Des cas d'impuissance et de dépression ont été observés chez les hommes prenant ce médicament du laboratoire Merck...

P.B. avec AFP

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Illustration calvitie.
Illustration calvitie. — GILE MICHEL/SIPA

Après le feuilleton du Levothyrox, Merck de nouveau inquiété en France. Une association d’utilisateurs qui s’estiment victimes du Propecia, un médicament prescrit pour lutter contre la calvitie, envisage de porter plainte contre le laboratoire. Leur avocat, Me Charles Joseph Oudin l’a annoncé au journal Le Parisien ce mercredi.

« Nous regroupons une dizaine d’hommes et de familles. Certains souffrent d’impuissance sexuelle irréversible, d’autres ont fait des tentatives de suicide, souligne l’avocat. On veut aussi que des expertises soient lancées pour établir le lien de causalité entre le Propecia et ces effets secondaires ».

Des effets secondaires connus de longue date

Des cas de « dépression et plus rarement d’idées suicidaires » ont été observés chez des hommes qui prennent du finastéride (Propecia et génériques) contre la chute de cheveux, en plus des effets indésirables sur la libido déjà connus, avait averti fin octobre l’Agence du médicament ANSM.

Dans les faits, une étude de 1992 sur la molécule finastéride, qui bloque l’action de la testostérone, listait déjà ces risques. Et en 2012, des recherches publiées ans le Journal of Sexual Medicine signalaient des cas de troubles sexuels durant « des mois voire des années ».

En France, cette pilule a été prescrite à 30.000 hommes. Aux Etats-Unis, son utilisateur le plus connu est… Donald Trump, selon le bulletin de santé officiel fourni par son médecin personnel lors de la campagne.