Nos internautes témoignent: «Vapoter m'a permis d'arrêter définitivement de fumer»

E-CIGARETTE Nos internautes partagent avec leur expérience du vapotage, qui les a accompagnés vers l’arrêt du tabac…

Anissa Boumediene

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Un homme vapotant une cigarette électronique (illustration).
Un homme vapotant une cigarette électronique (illustration). — ALCALAY SARAH/SIPA
  • Selon une étude de Santé publique France publiée ce mardi, vapoter permet de réduire sa consommation de tabac.
  • Les lecteurs de « 20 Minutes » partagent leur expérience du vapotage dans le cheminement pour arrêter la clope pour de bon.

Dire enfin adieu à la clope, c’est le vœu pieux de nombreux fumeurs accros. Nombre d’entre eux, après avoir tenté plusieurs fois d’arrêter de fumer soit sans aide, soit avec des patchs ou autres substituts nicotiniques, ont misé sur la cigarette électronique pour tourner la page du tabac. Une étude publiée ce mardi par Santé publique France dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) se penche d’ailleurs sur l’impact de la cigarette électronique dans l’arrêt du tabac**. Selon les résultats de l’étude*, vapoter permet de réduire le nombre de cigarettes fumées chaque jour. Pour de nombreux lecteurs de 20 Minutes, qui partagent leur expérience, le vapotage a pour eux été le moyen d’arrêter définitivement le tabac. Témoignages.

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Une aide véritable pour se détourner du tabac

« J’ai fumé de 16 à 47 ans, à raison de 20 ou 30 cigarettes par jour, confie Pascal, 52 ans. En 2012, alors que je toussais matin et soir, je savais qu’il était impératif que j’arrête de fumer, ma vie était en danger. Mais pour avoir déjà tenté l’arrêt du tabac une fois sans aide, je m’étais juré de ne jamais plus me faire subir une telle souffrance. Au printemps 2012, je suis allé voir Bertignac en concert, qui vapotait depuis un moment et en parlait sur scène. Le concept m’a plu et le 25 juillet 2012, j’ai acheté une cigarette électronique, se rappelle Pascal. Depuis ce jour, je n’ai jamais retouché une cigarette. Ç’a été d’une facilité déconcertante. J’ai commencé par un liquide dosé à 16 milligrammes de nicotine, aujourd’hui je vapote du 1,5 mg, juste pour le "hit". Et mon entourage a suivi : il n’y a plus aucun fumeur parmi ma famille et mes amis. Alors oui, la vape, bien abordée, est une aide précieuse : l’addiction à la cigarette est complexe, elle est physiologique, sociale et comportementale. Selon moi, la vape répond à tous ses besoins : on garde l’apport en nicotine dont on a besoin, on peut vapoter avec les fumeurs à la pause et on garde le plaisir et le geste ».

Même ressenti pour Bruno. « J’avais testé les patches, les chewing-gums et autres substituts nicotiniques sans succès, se souvient-il. Je fumais plus d’une cartouche par semaine quand je suis passé au vapotage, en octobre 2012. En six semaines, j’ai totalement arrêté de fumer, sans aucun manque. Depuis cinq ans, je vapote toujours, mais j’ai diminué progressivement le taux de nicotine (de 18mg et à 3mg). J’ai retrouvé le souffle et la santé. Mais j’ai aussi quelques chiffres intéressants : 15.500 € économisés et plus de 48.000 cigarettes évitées ! »

« Vapoter permet d’apporter au corps la nicotine dont il a besoin, explique le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et auteur de l’ouvrage Le plaisir d’arrêter de fumer (éd. First). En cela, la cigarette électronique fonctionne comme un substitut nicotinique, mais elle n’en a pas le statut ».

Un bien-être physique retrouvé

Outre la joie de ne plus se sentir enchaîné à son addiction à la cigarette en errant le dimanche soir à la recherche d’un bureau de tabac encore ouvert, nombre d’internautes passés à la e-cigarette ont aussi noté un bien-être physique retrouvé après l’arrêt des cigarettes classiques. « Je suis passé à la vape depuis le 14 septembre dernier, du jour au lendemain, raconte Franco. Au bout d’une semaine, j’ai trouvé le dosage optimal (6 mg) et compris comment bien régler la vap' et depuis, je n’ai plus du tout eu besoin de vraies cigarettes, là où les patchs n’avaient pas marché », assure-t-il. Sujet depuis trois ans à une sinusite chronique « vraiment mauvaise », Franco a eu moins de crises depuis son passage à la cigarette électronique. « J’ai toujours ma sinusite, mais de manière très atténuée, et je n’ai pas repris d’antibio depuis un mois et demi ». Concernant les infections respiratoires, « de type bronchite ou sinusite, il est vrai que l’arrêt du tabac au profit du vapotage a un effet bénéfique », confirme le pneumologue.

Même constat pour Olivier, 41 ans, qui a fumé sa dernière cigarette le 31 octobre 2016 au profit de la cigarette électronique. « Je fumais plus d’un paquet par jour depuis plus de vingt ans, se souvient-il. Après quelques tentatives infructueuses, la cigarette électronique m’a vraiment permis de dire adieu à la vraie cigarette. L’odorat est revenu, le souffle aussi, et finie la toux le matin ! Aujourd’hui, je ne me verrais plus fumer une vraie cigarette, je n’en ressens plus l’envie ! Je continue de vaper, en attendant un total arrêt, et ça me va très bien ». D’ailleurs, pour le Pr Dautzenberg, « l’usage de la e-cigarette est infiniment moins risqué pour la santé que le fait de fumer de "vraies" cigarettes. A condition de s’en servir correctement, d’avoir un modèle qui ne fuit pas et de ne pas vapoter quand il n’y a plus de liquide ».

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La clé du succès : « ne pas faire de mix »

Matthias, lui, vapote « depuis le 27 septembre 2013. Et je n’ai plus touché une cigarette depuis ». La clé du succès selon lui pour arrêter définitivement le tabac : « ne pas faire un mix tabac-vapotage, sinon la tentation de retomber dans la clope est trop grande ! ». « Les vapo-fumeurs sont quelque part en échec dans l’arrêt du tabac, confirme le Pr Dautzenberg. En commençant à vapoter, environ un tiers des fumeurs parviendront à arrêter définitivement le tabac, un tiers continuera à mixer tabac et e-cigarettes et le dernier tiers replongera ».

Pour éviter cela, Nicolas, 48 ans, a tenté l’aventure en couple. Lui qui est tombé dans la clope à 7 ans et qui fumait un paquet de blondes par jour a arrêté le tabac en passant à la cigarette électronique avec son épouse. "Le 13 juillet dernier, du jour au lendemain, ma femme et moi sommes passés d’un paquet par jour chacun à zéro cigarette !, se réjouit-il. Près de quatre mois plus tard, nous n’avons pas repris. Pour moi, le tabac, c’est fini, je suis heureux, libre !

* Enquête sur Internet en France métropolitaine avec suivi à 6 mois. Un échantillon de 2.057 personnes âgées de 15 à 85 ans a été recruté via un access panel et a participé au suivi à 6 mois. Lors du recrutement, 1.805 étaient des fumeurs exclusifs de tabac et 252 étaient des vapo-fumeurs (fumeurs utilisant régulièrement une e-cigarette).

** Plus d’infos sur www.tabac-info-service.fr