Médicaments génériques: Le laboratoire Boehringer Ingelheim va vendre son site de Loire-Atlantique

SANTE L’activité du site, qui emploie une centaine de salariés, ne correspond plus à la stratégie du groupe allemand…

F.B. avec AFP

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Des comprimés de médicaments génériques (illustration).
Des comprimés de médicaments génériques (illustration). — FRED TANNEAU AFP

Grosse inquiétude à Saint-Herblon, près d’Ancenis (Loire-Atlantique). Le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim a annoncé aux syndicats un projet de cession du site de Saint-Herblon qui emploie une centaine de salariés, a-t-on appris de sources concordantes.

La direction a annoncé aux instances du personnel « la cession » future de l’établissement situé entre Nantes et Angers et qui « emploie 111 salariés », a affirmé dans un communiqué la fédération Chimie de la CFE-CGC, exprimant un « fort sentiment d’amertume et d’immense gâchis ».

Se recentrer sur les soins préventifs

Le groupe a « confirmé » un projet qui devrait aboutir à un « changement de propriétaire (…) au mieux entre fin 2018 et 2019 ». « L’activité du site de Saint-Herblon, essentiellement centrée sur les génériques avec une forte proportion d’antibiotiques, ne correspond plus aux orientations stratégiques » du groupe, lesquelles visent à « se recentrer sur les activités de soins préventifs et innovants », a développé Eric Lambert, secrétaire général de Boehringer Ingelheim France.

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Aucun repreneur n’est pour l’heure identifié, mais le profil recherché est celui d’un « acteur industriel déjà présent sur le marché de la santé animale et sur le marché des génériques », a-t-il précisé.

Eviter la fermeture du site

« La fermeture du site n’est pas envisagée », a assuré le dirigeant en vantant un établissement « performant » et doté « d’atouts indéniables en termes de capacité de production, de savoir-faire, d’image de marque des produits ».

La CFE-CGC a pour sa part réclamé « des garanties » sur le choix d’un repreneur offrant « un projet stratégique de pérennité et d’investissements pour le site », « la reprise de l’ensemble des salariés », « le maintien des acquis sociaux (mutuelle, épargne salariale, RTT, etc.) » et « le versement d’une prime de cession » par le groupe allemand.

« On souhaite bien évidemment que le maintien de l’emploi soit au cœur des discussions » avec les repreneurs potentiels, « notre objectif est d’assurer un avenir pérenne au site et à ses collaborateurs », a réagi Eric Lambert.