Sédentarité: Une baisse préoccupante du nombre de femmes physiquement actives

ETUDE La proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16 % alors que chez les hommes, elle a augmenté de 10 %…

20 Minutes avec agences

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Une jeune femme fait son jogging.
Une jeune femme fait son jogging. — OJO s / Rex Features/REX/SIPA

Le manque d’activité physique et la sédentarité gagnent du terrain dans la population française, un phénomène notamment lié à l’augmentation du temps passé devant les écrans.

Mais les femmes sont davantage touchées selon une étude nommée Esteban (Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition). Menée entre avril 2014 et mars 2016 sur plus de 3.800 personnes, elle a été dévoilée mardi par l’agence sanitaire Santé publique France.

22 % de femmes physiquement inactives chez les 40-54 ans

En 10 ans, la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16 % alors que les femmes âgées de 40 à 54 ans sont les plus concernées (- 22 %). Cette baisse est préoccupante car l’inactivité physique est « le quatrième facteur de risques de maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers…) impliquées dans plus de trois millions de morts évitables », rappelle Santé publique France.

Dans le même temps, entre 2006 et 2015, la proportion d’hommes physiquement actifs a augmenté de 10 %, essentiellement parmi les 40-54 ans.

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Sédentarité et inactivité physique

Plus alarmant encore, plus d’une femme sur cinq cumule sédentarité élevée et inactivité physique. Or, ces deux facteurs augmentent les risques de maladies non transmissibles. En 2015 en France, ce sont 22 % des femmes qui cumulent sédentarité élevée et inactivité physique contre 17 % des hommes.

La distinction entre les hommes et les femmes ne s’arrêtent pas là. Seulement 53 % des femmes atteignent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’activité physique, contre 70 % des hommes.

Des Français tout de même actifs

Pour l’OMS, il s’agit de pratiquer au moins « 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée » par semaine, ou au moins « 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue ». En 2015, 61 % des adultes français de 18 à 74 ans satisfaisaient à cette recommandation.

Un taux qui reste supérieur à ceux relevés aux États-Unis (52 %) et en Australie (53 %). En pratique, une activité d’endurance d’intensité modérée correspond ainsi à une marche soutenue (6-7 km/h) sur au moins une demi-heure, à la natation, au vélo par exemple, explique le chercheur Benoît Salanave, co-auteur de l’étude.

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