VIDEO. «Rendez-nous l’ancien Levothyrox», le cri du coeur de la comédienne Anny Duperey

SANTE L'actrice dit souffrir d'effets secondaires indésirables avec la nouvelle formule du médicament de Merck...

P.B.

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L'actrice Anny Duperey en 2016.
L'actrice Anny Duperey en 2016. — IBO/SIPA

Près de 200.000 personnes ont signé la pétition contre la nouvelle formule du Levothyrox. En pleine polémique sur des effets secondaires indésirables dénoncés par de nombreux patients, ces voix anonymes ont trouvé une porte-parole de renom. Mardi, la comédienne Anny Duperey lance un cri du cœur dans une interview accordée au Parisien : « Rendez-nous l’ancien Levothyrox .»

Malaises, fatigue, crampes, problèmes intestinaux… L’actrice de la série Une Famille formidable affirme que ses « symptômes sont apparus très exactement au moment où j’ai terminé ma dernière boîte de l’ancienne formule pour commencer la nouvelle ». « Le soir, je m’écroule. Il n’est plus question pour moi d’aller au théâtre ou au cinéma : j’en suis physiquement incapable. J’ai même dû abandonner le vélo d’appartement que je pratique normalement tous les jours avec plaisir pour me maintenir en forme », témoigne Anny Duperey.

Le numéro vert explose

La comédienne n’est pas la seule à s’inquiéter. Plus de 70.000 coups de fil en deux jours ont été passés au numéro vert mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour répondre aux inquiétudes des patients traités au Levothyrox. Plus de 5.000 déclarations d’effets inhabituels liés au Lévothyrox ont été effectuées, a indiqué l’ANSM. 765 cas ont pour l’instant été transmis aux centres régionaux de pharmacovigilance.

La nouvelle formule du Levothyrox – prescrit à trois millions de malades de la thyroïde dans le pays – est disponible depuis début avril. Le changement de formule ne concerne pas le principe actif (la lévothyroxine, une hormone de substitution) mais porte sur des substances, appelées « excipients », qui lui sont associées, comme par exemple le lactose qui a été remplacé par le mannitol.

Face à la polémique, l’ANSM a reconnu un un « défaut d’information aux patients ». Le laboratoire Merck, lui, s’est défendu, estimant à moins de 1 % le nombre de plaintes d’utilisateurs, soit autant qu’avec l’ancienne formule.