VIDEO. Les vaccins infantiles aujourd'hui recommandés «deviendront obligatoires» en 2018

PRESCRIPTION Aujourd’hui, trois vaccins infantiles sont obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite, et huit autres, dont la coqueluche, l’hépatite B ou la rougeole, sont recommandés...

20 Minutes avec AFP

— 

Edouard Philippe face à l'Assemblée nationale le 4 juillet 2017
Edouard Philippe face à l'Assemblée nationale le 4 juillet 2017 — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Édouard Philippe a annoncé ce mardi que l’ensemble des « vaccins pour la petite enfance » aujourd’hui seulement « recommandés » par les autorités de santé deviendraient obligatoires dès l’an prochain.

« Des maladies que l’on croyait éradiquées, se développent à nouveau sur notre territoire, des enfants meurent de la rougeole aujourd’hui en France… Dans la patrie de Pasteur, ce n’est pas admissible », a-t-il déclaré lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.

>> Suivez en direct les événements de la journée avec nous...

Une obligation « pour une durée limitée » de quelques années

« L’an prochain, les vaccins pour la petite enfance qui sont unanimement recommandés par les autorités de santé deviendront obligatoires », a-t-il ajouté.

>> A lire aussi : Cinq questions pour comprendre le débat sur la vaccination obligatoire

Aujourd’hui, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite, et huit autres, dont la coqueluche, l’hépatite B ou la rougeole, sont seulement recommandés.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait dit le 16 juin réfléchir à une telle obligation « pour une durée limitée » de quelques années. L’objectif affiché est de lutter contre le faible taux de couverture vaccinale, dans un climat de défiance par rapport aux effets secondaires de certains vaccins, et la réapparition de certaines maladies comme la rougeole, qui a causé la mort de dix enfants depuis 2008.

Sa prédécesseure Marisol Touraine avait préparé un projet de loi allant dans ce sens, expliquant lors de la passation de pouvoirs au ministère en mai n’avoir pas pu le « mener à son terme en raison du calendrier parlementaire et politique ». Elle suivait ainsi les recommandations du rapport du Pr Alain Fischer, publié à l’issue d’une « concertation citoyenne » sur la vaccination organisée en 2016.