Médecins remplaçants: Les Français «ne leur font pas confiance», se désolent les jeunes médecins

SOINS De nombreux malades préfèrent attendre le retour de leur médecin traitant habituel pour se faire soigner, au grand dam des jeunes médecins...

20 Minutes avec agences

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Un médecin prend en charge un patient le 19 juillet 2013 à Argenteuil (Val d'Oise).
Un médecin prend en charge un patient le 19 juillet 2013 à Argenteuil (Val d'Oise). — FRED DUFOUR AFP

Les Français ne font pas suffisamment confiance aux ​médecins remplaçants. Un constat regrettable pour le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants (ReAGJIR), qui tient à rappeler que les médecins remplaçants « ne sont pas des stagiaires ».

Un appel à la confiance

Le syndicat de jeunes médecins appelle les patients à accorder davantage de confiance aux médecins remplaçants, au nombre de 7.132 en France.

« On constate que les patients ne savent pas vraiment qui on est et se posent beaucoup de questions sur les médecins remplaçants. Nous devons les rassurer », explique Sophie Augros, présidente du ReAGJIR.

Le syndicat de jeunes médecins déplore notamment le fait que certains patients, « notamment les personnes âgées », attendent le retour de leur généraliste pour consulter.

Les médecins remplaçants peuvent avoir différents statuts : interne, retraité... Il en existe deux types : les médecins titulaires du diplôme d’Etat et inscrits au conseil de l’Ordre, et les étudiants titulaires d’une licence de remplacement, valable un an.

Au minimum 7 ans et demi d’études derrière eux

Ces derniers, qui sont en fin de cursus, ont « au minimum 7 ans et demi d’études derrière eux ». Ils ont par ailleurs « déjà travaillé six mois en libéral auprès d’un généraliste », souligne le ReAGJIR.

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Le syndicat tient à rappeler que le médecin remplaçant est digne de confiance car « reconnu par le conseil de l’Ordre national comme capable d’exercer ». Une confiance d’autant plus essentielle que leur nombre a augmenté de 17 % entre 2007 et 2016.