Anticoagulants: Attention au Préviscan, alerte l'Agence du médicament

MEDICAMENTS Le Préviscan, l'anticoagulant oral le plus prescrit en France, favoriserait les réactions immuno-allergiques...

20 Minutes avec agence

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Illustration de médicaments.
Illustration de médicaments. — Pixabay

Le Préviscan favoriserait les réactions immuno-allergiques, alerte l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans une note d’information publiée ce lundi.

Les médicaments anticoagulants, prescrits en cas de troubles du rythme cardiaque, de thrombose veineuse ou d’ embolie pulmonaire, augmentent tous le risque d’hémorragie. Mais la famille spécifique des antivitamines K (AVK) présente un risque supplémentaire de réactions immuno-allergiques.

L’AVK le plus vendu en France

Le Préviscan (fluindione) appartient à la classe des antivitamines K. Parmi les AVK disponibles, c’est celui qui inquiéterait le plus les spécialistes, alors que c’est également le plus vendu.

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L’usage de ce type de médicament favoriserait le développement de réactions immuno-allergiques (insuffisance rénale, anomalies de la peau ou de la formule sanguine, gêne respiratoire, fièvre…). Les risques se manifesteraient particulièrement au cours des six premiers mois de traitement.

Des troubles des reins, de la peau ou du sang

Une enquête du Centre régional de pharmacovigilance de Lyon (Rhône) a mis en évidence une plus grande fréquence de troubles des reins, de la peau, du foie ou de la formule sanguine chez les patients traités au Previscan. Ces pathologies disparaissent la plupart du temps après l’arrêt du traitement et la prise de corticoïdes.

Il existe trois anticoagulants de type AVK disponibles en France : la warfarine, l’acénocoumarol et la fluindione (Préviscan), consommée par 82 % des Français sous traitement AVK.

L’ANSM recommande un suivi attentif

L’ANSM suggère aux patients traités par Préviscan depuis moins de six mois, d’être attentifs à d’éventuels symptômes et de réaliser régulièrement des analyses sanguines pour vérifier le bon fonctionnement des reins.

L’agence recommande aux professionnels de santé de privilégier les autres AVK chez les nouveaux patients, et de surveiller d’éventuels signes de réactions immuno-allergiques chez ceux déjà traités au Préviscan.

Les patients sous Préviscan depuis plus de six mois et qui ne ressentent aucun effet secondaire ne doivent pas interrompre, ni modifier leur traitement.