Accident vasculaire cérébral: Les sirops contre la toux grasse protègeraient des AVC

ETUDE La N-acétylcystéine qui compose les sirops expectorants déboucherait les artères obstrués par un caillot sanguin...

20 Minutes avec agence

— 

Du sirop contre la toux (illustration).
Du sirop contre la toux (illustration). — HOUIN GERARD/SIPA

Le sirop contre la toux grasse serait efficace pour protéger des accidents vasculaires cérébraux (AVC) : son principe actif, la N-acétylcystéine, serait capable de déboucher les artères obstruées par un caillot sanguin.

C’est la conclusion surprenante d’une récente étude menée par une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’université de Caen.

La première cause de mortalité dans le monde

L’obstruction d’une artère par un caillot sanguin est la première cause de mortalité dans le monde, rappelle le Huffington Post. Pour limiter les effets de la thrombose qui conduit à des AVC, des infarctus du myocarde et des ischémies, il faut détruire le caillot de toute urgence.

Le mécanisme d’action des sirops et autres poudres expectorantes contre la toux grasse (type Mucomyst, Exomuc et Fluimucyl) est simple. La N-acétylcystéine fragmente les liaisons moléculaires entre les protéines de mucine (le principal constituant du mucus) et permettent au sujet de mieux expectorer.

>> A lire aussi : Purple Drank: Une nouvelle drogue à base de sirop contre la toux

 

La molécule fragmente les caillots sanguins

Les chercheurs ont réalisé des injections de N-acétylcystéine en intraveineuse sur des souris.

Ils ont ainsi découvert que la N-acétylcystéine pouvait fragmenter les caillots sanguins et déboucher les artères. Conjuguée avec d’autres traitements, la molécule accélère également la dissolution des caillots et limite leur formation, explique Pourquoi Docteur.

Des tests à prévoir sur l’homme

Prochaine étape ? Tester l’expérience sur l’homme. « La N-acétylcystéine est un traitement à bas coût, déjà utilisé dans le monde entier comme médicament contre la toux », rappellent les chercheurs.

« La démonstration de ses effets thrombolytiques pourrait avoir de très larges applications pour la prise en charge des patients atteints d’AVC ischémiques ou d’infarctus du myocarde », précisent les auteurs de l’étude qui ont indiqué vouloir « démarrer le plus rapidement possible un essai clinique ».