Calvitie: Certaines cellules immunitaires joueraient un rôle crucial dans la repousse des cheveux

DECOUVERTE La trouvaille a eu lieu lors d'expériences sur la cicatrisation de plaies de souris...

Manon Aublanc

— 

Une calvitie avancée.
Une calvitie avancée. — REUTERS/I.WALDIE

Des chercheurs de l’université de San Francisco qui travaillaient sur la régénération de la peau ont découvert que certaines des cellules de notre système immunitaire jouaient un rôle crucial dans la repousse des cheveux.

Une peur pour beaucoup d’hommes. La calvitie, irréversible dans la grande majorité des cas, touche un homme sur deux de plus de 55 ans. Mais une découverte de chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) pourrait tout changer.

>> A lire aussi : Quand les cheveux ne tiennent qu’à un gène

« Les cellules-souches et les cellules immunitaires doivent travailler ensemble »

Les scientifiques, qui effectuaient des recherches sur la régénération de la peau, ont déterminé les cellules de notre système immunitaire qui contrôlent l’inflammation, appelées les lymphocytes T régulateurs, jouaient « un rôle clé dans la régénération des follicules pileux ». Le rôle initial de ces cellules régulatrices est de veiller à ce que d’autres parties de notre système immunitaire n’excèdent pas leur fonction de contrôle. Quand ces dernières dysfonctionnent, de graves maladies auto-immunes et des allergies peuvent apparaître. Le professeur Michael Rosenblum et son équipe ont découvert que « le nombre de grappes de cellules T actives » abonde quand les cellules-souches aboutissent à la formation d’un nouveau cheveu.

>> A lire aussi : Le gène qui donne des cheveux blancs a été identifié (il s'appelle IRF4)

La repousse intervient donc lors de l’association de ces cellules. « Nous pensons que les cellules immunitaires entrent dans un tissu pour lutter contre les infections, tandis que les cellules-souches sont là pour régénérer le tissu après qu’il a été endommagé », indique Dr Rosenblum. « Ce que nous avons trouvé ici, c’est que les cellules-souches et les cellules immunitaires doivent travailler ensemble pour rendre possible la régénération ». La trouvaille a eu lieu lors d’expériences sur la cicatrisation de plaies de souris : « Nous avons rasé les souris et retiré les cellules responsables de l’inflammation. Et nous avons constaté qu’en l’absence de ces cellules, les poils ne repoussaient pas », explique Michael Rosenblum.