Obésité: Deux fois plus de risque chez les ados moqués sur leur poids

ETUDE Le phénomène est particulièrement flagrant chez les jeunes filles...

20 Minutes avec agence
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Un enfant en surpoids lors d'un cours de gym, le 13 novembre 2010, à Aurora, dans le Colorado.
Un enfant en surpoids lors d'un cours de gym, le 13 novembre 2010, à Aurora, dans le Colorado. — John Moore/Getty Images/AFP

Les ados ayant été la cible de moqueries et de harcèlement au sujet de leur poids présentent, une fois devenus adultes, un risque d’obésité en moyenne deux fois plus élevé que les autres. C’est la conclusion surprenante à laquelle sont parvenus des chercheurs de l’Université du Connecticut (Etats-Unis).

Une confiance en soi ébranlée

Dans une étude publiée le 24 avril dernier dans la revue Preventive Medicine, les scientifiques ont constaté que les jeunes moqués pour leur poids, par leurs camarades de classe mais aussi parfois, par leurs proches, ont aussi tendance à avoir une moins bonne image d’eux-même. Le phénomène est flagrant chez les jeunes filles.

Pour arriver à ces conclusions, les spécialistes ont régulièrement suivi 1.800 personnes entre leurs 15 ans et leurs 30 ans.

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La nourriture, un refuge contre le stress

Outre une tendance à l’obésité plus importante à long terme, les auteurs de l’étude ont également relevé des habitudes alimentaires moins saines chez les participants victimes de remarques vexantes sur leur poids. Ainsi, parmi ces derniers, on constate que les régimes extrêmes, le grignotage compulsif ou encore le recours à la nourriture en cas de stress sont plus fréquents.

Les chercheurs recommandent aux parents de ne pas adresser aux adolescents des remarques moqueuses au sujet de leur poids. Ils conseillent aussi de prendre régulièrement des repas en famille afin d’inculquer aux enfants des habitudes alimentaires saines.