Pollution: L’Anses recommande à la France de poursuivre ses efforts pour améliorer sa qualité de l’air

SANTE L’Agence nationale de sécurité sanitaire recommande notamment d’adopter des valeurs qui permettent, lors des pics de pollution, de déclencher des procédures d’information du public…

20 Minutes avec agences
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L'Ile-de-France connait des pics de pollution aux particules fines.
L'Ile-de-France connait des pics de pollution aux particules fines. — DUCLOS/SIPA

Meilleure communication, politiques publiques plus sévères, seuil quotidien à ne pas dépasser… L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande à la France de poursuivre les efforts pour améliorer sa qualité de l’air, assurant que le pays peut mieux faire.

Saisie par la Direction générale de la santé et la Direction générale de l’environnement, l’agence de sécurité sanitaire a ainsi publié, ce mardi, une série de recommandations. Elle suggère, notamment, pour cet « enjeu majeur de santé publique » de fixer des normes plus protectrices concernant les particules les plus fines (P2,5) et ce, pour la santé des Français.

« L’Hexagone peut mieux faire en matière de prévention »

Alors que la pollution atmosphérique est responsable chaque année de 42.000 morts prématurés en France, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Agence rappelle que les valeurs françaises sont actuellement inférieures à celles de l’OMS et assure ainsi que l’Hexagone peut mieux faire en matière de prévention.

L’Anses recommande ainsi d’adopter des valeurs qui permettent, lors des pics de pollution, de déclencher des procédures d’information du public, ainsi que certaines mesures comme la réduction des vitesses autorisées et une simplification de la réglementation française.

Ces normes, qui relèvent de la réglementation européenne, devront être portées à Bruxelles, afin « qu’elles répondent mieux aux besoins de protection de la santé de la population ».

Des travaux complémentaires nécessaires

Mettre en place une norme en moyenne journalière pour les particules les plus fines PM2,5 est aussi un projet que soutient l’Agence. Autre recommandation, conserver les seuils d’information et d’alerte pour les polluants NO2 (dioxyde d’azote), SO2 (dioxyde de soufre), O3 (ozone), « compte tenu des effets sanitaires à court terme et de l’intérêt de ces seuils pour les populations sensibles » (enfants, personnes âgées, personnes immunodéprimées…).

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« Des travaux complémentaires pour évaluer l’efficacité de l’action publique contre la pollution de l’air » seraient nécessaires, estime encore l’Anses qui voudrait parvenir à mieux identifier « les leviers pour mobiliser plus encore les décideurs et le grand public ».