Sushis: Quand poisson cru rime avec infections parasitaires

ALIMENTATION L’anisakiase, une infection parasitaire que peut causer la consommation de poisson cru, touche 2.000 à 3.000 Japonais chaque année mais reste mal connue en Europe…

20 Minutes avec agence

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Un plateau de sushis, makis et sashimis.
Un plateau de sushis, makis et sashimis. — PureStock/SIPA

Les médecins recommandent aux amateurs de poisson cru de redoubler de vigilance. En cause : le cas d’un Portugais de 32 ans ayant développé une infection parasitaire (parasitose) appelée anisakiase après un repas de sushis. Non cuit, tout aliment présente en effet un risque sanitaire supérieur.

Mais les poissons comme le saumon, le hareng ou le maquereau se nourrissent en outre de larves d’Anisakis marina, un parasite à l’origine de pathologies comme celle du trentenaire portugais.

Fièvre, douleurs intestinales et vomissements

Dans une étude de ce cas publiée le 11 mai dans le British Medical Journal Case​ Reports, les médecins qui ont pris en charge le malade expliquent que les symptômes de ce dernier se rapprochaient de ceux d’une intoxication alimentaire : fièvre, douleurs intestinales et vomissements.

Mais le taux de globules blancs du patient, qui a attendu une semaine avant de se rendre à l’hôpital, était également au plus haut. Un phénomène qui indique une infection, explique Pourquoi Docteur.

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Un risque mal évalué et sous-estimé

Une endoscopie a alors révélé l’image impressionnante d’un parasite ressemblant à un ver fixé sur la paroi intestinale et dont la queue rentrait dans l’estomac. Si l’Anisakis marina a été détaché des organes du Portugais, les spécialistes estiment que le risque de contracter cette parasitose en consommant des poissons crus reste mal évalué, méconnu et souvent sous-estimé.

Et ce particulièrement en Europe où la démocratisation de la consommation de sushis et autres plats japonais aurait causé une multiplication du nombre de cas d’anisakiase. Comme le précise CNN, le premier cas de cette infection a été diagnostiqué au Pays-Bas dans les années 1960 chez un homme ayant mangé du hareng. Mais le Japon demeure le pays où les cas de la parasitose sont les plus nombreux, avec 2.000 à 3.000 malades chaque année.