Pharmacies: L’Union des pharmacies 24h/24 demande l'ouverture le dimanche

SOCIAL Soupape de sécurité pour les officines de garde pour certains ou pharmacie-business pour d'autres, l'ouverture dominicale divise au sein de la profession...

20 Minutes avec agence

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L'enseigne lumineuse d'une pharmacie, à Paris le 10 août 2015
L'enseigne lumineuse d'une pharmacie, à Paris le 10 août 2015 — KENZO TRIBOUILLARD AFP

L’Union des pharmacies 24h/24 demande aux autorités la possibilité d’une dérogation aux décisions des agences de santé régionales ou aux arrêtés préfectoraux qui interdisent l’ouverture des officines le dimanche.

Les treize pharmacies qui constituent l’association nouvellement créée sont autorisées à ouvrir jour et nuit sans aucune interruption mais doivent cependant respecter une pause le dimanche pour garantir la bonne organisation des gardes. Une situation que les professionnels concernés ne comprennent pas.

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« Il faut voir la queue en attendant qu’on ouvre ! »

François Ehrhart, créateur de l’association et pharmacien à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), évoque une « inégalité de traitement ». « Il y a là une contradiction avec le Code de la santé publique qui autorise à ouvrir non-stop à condition de ne jamais fermer, pas même une heure », estime le pharmacien, cité par Le Parisien. « Il faut voir la queue en attendant qu’on ouvre ! », ajoute François Ehrhart, en parlant de la fermeture imposée de 8 à 20 heures chaque dimanche.

L’ensemble de la profession ne parle cependant pas d’une seule voix sur le sujet. Des pharmaciens aimeraient, en effet, pouvoir travailler le dimanche comme ils le font déjà parfois la nuit, les jours fériés, ou aux périodes où moins d’officines sont ouvertes. D’autres craignent que certains de leurs confrères recherchent avant tout le profit aux horaires les plus profitables et non l’extension du service rendu au public.

« L’obligation légale d’organiser les gardes dans chaque département »

« Ces gens sont dans le business ! Nous, les syndicats, avons l’obligation légale d’organiser les gardes dans chaque département et les pharmaciens sont tenus de les assurer. Alors, si c’est juste pour travailler quelques heures quand c’est intéressant, c’est non ! », proteste ainsi le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine Gilles Bonnefond.

L’Association des pharmacies 24h/24 parle, elle, dans un communiqué de fournir « une soupape de sécurité pour les pharmacie de garde désignées ».