iQos: La nouvelle e-cigarette à tabac chauffé de Marlboro divise

SOCIETE Prochainement lancé en France par Marlboro, l’iQos promet une nocivité potentiellement moindre en évitant la combustion du tabac…

20 Minutes avec agence

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Une cigarette (illustration)
Une cigarette (illustration) — Svancara Petr/AP/SIPA

Marlboro et sa maison-mère, Philip Morris International (PMI) s’apprêtent à lancer dans les semaines qui viennent iQos, une nouvelle cigarette électronique qui chauffe le tabac sans le brûler et promet ainsi une nocivité potentiellement moindre que la cigarette traditionnelle.

L’appareil et ses « Heets », les recharges de tabac sous forme de bâtonnets, seront d’abord disponibles chez les buralistes de Paris et de Nice (Alpes-Maritimes). L’iQos est le fruit d’une politique de développement de produits potentiellement moins nocifs dans laquelle le groupe PMI a investi 3 milliards de dollars depuis 2008, indique Le Figaro.

Le tabac chauffé à moins de 300 degrés au lieu de 900

En chauffant le tabac à moins de 300 degrés au lieu de près de 900 degrés dans une cigarette classique, le nouveau système pourrait réduire la toxicité des matières inhalées jusqu’à 95 %. Car « la combustion est nocive pour la santé. Comme un steak trop grillé au barbecue », explique un représentant du cigarettier à Europe 1.

Mais si PMI a soumis aux autorités sanitaires américaines un riche dossier scientifique présentant les résultats de ses propres recherches, aucune étude indépendante n’a encore été menée sur cette nouvelle génération de cigarette électronique. Pourtant, certains spécialistes ont déjà tranché.

Philip Morris réagit

« L’industrie du tabac veut semer la confusion entre ce produit et la cigarette électronique pour faire croire que c’est un bon produit. Non, c’est un produit addictif, qui va maintenir dans l’addiction et qui a été construit comme tel. (…) Les substituts nicotiniques, la cigarette électronique ou les médicaments de prescription sont des modes de sortie, mais là, c’est une fausse sortie du tabac », a ainsi estimé au micro d’Europe 1 le pneumologue Bertrand Dautzenberg.

De son côté, Philip Morris International s’est défendu : « Nous menons des études approfondies sur le potentiel de réduction des risques du produit, y compris des études cliniques et de laboratoire. »

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Et d’ajouter : « Nos études sont bien avancées et indiquent clairement que IQOS est susceptible de représenter une alternative à risque réduit pour les fumeurs qui ont fait le choix de continuer à consommer du tabac (…).