Sang artificiel: Des chercheurs britanniques trouvent la clé de la production à grande échelle

SCIENCES Cette nouvelle technique permettrait la réduction du risque de transmission par transfusion de maladies infectieuses et de lutter contre la pénurie de sang...

20 Minutes avec agence

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Des poches de sang (illustration).
Des poches de sang (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Des chercheurs de l’université de Bristol (Royaume-Uni), en collaboration avec le système de santé britannique (NHS), sont parvenus à produire du sang artificiel. Jusque-là, rien de nouveau. Ils ne sont pas les premiers à avoir réalisé cet exploit en laboratoire. La quantité de sang synthétique produite lors de ces travaux est cependant suffisamment importante pour faire office de révolution dans le monde de la transfusion.

Des cellules sanguines « immortelles » et cultivées indéfiniment

Il faut dire que cette équipe de scientifiques a développé une nouvelle technique qu’elle estime « fiable et reproductible » en stabilisant les érythroblastes, cellules « à l’origine » des globules rouges.

Dès lors, ils ont été capables de produire des cellules sanguines « immortelles », qui peuvent être cultivées indéfiniment et donc en masse. Bilan : aucune différence n’a été observée entre ces cellules sanguines 2.0 obtenues in vitro et celles prélevées dans le corps humain.

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« Les globules rouges de culture ont plus d’avantages que le don du sang »

« Globalement, il y a un besoin pour une production alternative de globules rouges. Les globules rouges de culture ont plus d’avantages que le don du sang, parmi lesquels la réduction du risque de transmission de maladies infectieuses », explique le docteur en biochimie Jan Frayne sur le site de l’université de Bristol.

L’innovation qui vient d’être dévoilée dans la revue Nature Communications doit encore être testée à grande échelle. A terme, prédit le site Mashable, elle pourrait également permettre de lutter contre la pénurie mondiale de sang.