Italie: Le Parlement étudie un projet de «congé menstruel» de trois jours

SOCIETE Le pays pourrait devenir le premier d’Europe à offrir ce « congé menstruel » aux femmes souffrant de règles douloureuses…

20 Minutes avec agence
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Illustration d'une femme allongée dans un lit.
Illustration d'une femme allongée dans un lit. — J.FORD / Mood Bo/REX/SIPA

Le projet de loi, présenté le 13 mars, est très sérieusement examiné par le Parlement italien et pourrait être approuvé dans les prochains mois. Le texte, qui suscite de nombreux débats, propose de permettre aux entreprises de donner des congés payés par mois « pour les règles douloureuses ». Une révolution en Europe.

Une mesure qui favoriserait l’embauche d’hommes ?

Si le texte est largement salué par les médias locaux [Marie Claire Italie a décrit la mesure comme un « porte-étendard du progrès et de la durabilité sociale »], certaines militantes dénoncent, dixit Le Figaro, la pénalisation des femmes « dans un pays où elles ont déjà du mal à participer à la vie active ». « Si les femmes recevaient des jours supplémentaires de congés payés, les employeurs pourraient être encore davantage enclin à embaucher des hommes », a ainsi analysé le magazine Donna Moderna.

Les détracteurs du projet ne cessent d’ailleurs de rappeler que l’Italie a déjà l’un des taux les plus bas de participation des femmes à la vie active d’Europe. Selon un rapport les chiffres du bureau national des statistiques d’Italie (Istat), près de 25 % des employées enceintes seraient même illégalement licenciées pendant ou après leur grossesse.

Recevoir 100 % de son salaire journalier en cas d’arrêt

Si la Zambie vient d’autoriser les femmes à prendre un jour de congé par mois pendant leurs menstruations, l’Italie pourrait devenir le premier pays européen à offrir ce « congé menstruel » aux femmes souffrant de règles douloureuses.

Approuvé, le texte permettra à toute femme indisposée souffrant de douleurs abdominales, de maux de têtes ou de dos, de recevoir 100 % de son salaire journalier en cas d’arrêt. Celui-ci pourra durer trois jours par mois maximum et devra être certifié par un médecin spécialiste. Le certificat devra être renouvelé chaque année.