Le venin d’araignée pourrait protéger le cerveau après un AVC

ETUDE Les chercheurs travaillent «à réunir les fonds nécessaires pour financer des essais cliniques afin de pouvoir commercialiser rapidement ce traitement prometteur»…

20 Minutes avec agences
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Illustration araignée.
Illustration araignée. — ARNO BURGI / DPA / AFP

Si leurs morsures peuvent parfois avoir des conséquences graves, les araignées pourraient aussi contribuer à nous soigner. Des chercheurs australiens viennent de découvrir que le venin d’un de ces arachnides pouvait aussi protéger le cerveau après un accident vasculaire cérébral (AVC).

Une première qui fait l’objet d’une étude publiée ce lundi dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS). A l’origine de cette protection, une petite protéine provenant du venin, baptisée « Hi1a » et capable de bloquer le mécanisme responsable des dommages chez les patients.

Une protection jusqu’à huit heures après l’attaque

« Les études pré-cliniques ont montré qu’une simple dose de cette protéine administrée jusqu’à huit heures après une attaque cérébrale protégeait les tissus cérébraux et améliorait très fortement les performances neurologiques », détaille le professeur Glenn King de l’Institut de bioscience moléculaire à l’Université de Queensland (Australie) et l’un des principaux auteurs de cette découverte.

Il s’agit là d’une « fenêtre remarquablement longue de traitement », estime le chercheur, selon qui la fameuse protéine fournit même un certain degré de protection aux régions centrales du cerveau. Ces dernières sont les plus affectées par la privation d’oxygène et sont généralement irrécupérables en raison de la destruction rapide des cellules cérébrales résultant de l’AVC.

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« Cette découverte va nous aider à fournir des perspectives plus favorables aux survivants d’un AVC en limitant les dommages cérébraux et les handicaps dévastateurs qu’ils provoquent », conclut le professeur King. Les chercheurs travaillent désormais « à réunir les fonds nécessaires pour financer des essais cliniques afin de pouvoir commercialiser rapidement ce traitement prometteur ».