Etats-Unis: Une femme décède après avoir été piquée par des punaises de lit

FAITS DIVERS Selon une experte, «à ce jour, (...) il n’a jamais été démontré que les punaises de lit étaient vectrices de bactéries, de parasites, de champignons ou de virus»...

20 Minutes avec agence

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Une punaise de lit
Une punaise de lit — Piotr Naskrecki

Mary Stoner, une Américaine de 96 ans, est décédée ce 22 février des suites d’une infection causée par des piqûres de punaises de lit. Selon le quotidien américain The Evening Sun, cette habitante de Hanover, en Pennsylvanie, souffrait de plaies provoquées par une infection bactérienne depuis le début du mois et avait été plusieurs fois hospitalisée aux urgences du York Hospital.

« Pas de capacité à transmettre des agents infectieux »

Les médecins qui ont pratiqué une autopsie assurent aujourd’hui qu’il y avait un lien entre l’infection et les piqûres de punaises de lit. Une première alors que jusqu’ici aucun scientifique n’avait fait de rapport entre une quelconque maladie et l’insecte qui mesure entre 4 et 7mm et qui sévit principalement la nuit sur les parties découvertes de la peau.

« A ce jour, la punaise de lit n’a jamais démontré de capacité à transmettre des agents infectieux. Il n’a jamais été démontré que les punaises de lit étaient vectrices de bactéries, de parasites, de champignons ou de virus », a ainsi confirmé à Ouest-France Pascal Delaunay, entomologiste médical et parasitologue au CHU de Nice et spécialiste référent en France des punaises de lit.

Elle « entendait les bêtes ramper »

La punaise de lit a peu ou prou disparu depuis les années 1950. Une recrudescence mondiale a toutefois été observée dans les pays développés depuis les années 1990, avec des cas très récents en France. Dans celui de Mary Stoner, il s’avère que les parasites avaient envahi la maison d’accueil dans laquelle l’octogénaire résidait, avec une autre pensionnaire. Aveugle, cette dernière a assuré à la police qu’elle « entendait les bêtes ramper ».

Des poursuites pour « négligences » et « homicide involontaire » ont été engagées contre la propriétaire des lieux, Deborah Butler. Sa maison de soins avait été fermée il y a plusieurs années et sa licence retirée. Elle a avoué qu’elle tentait de se débarrasser des punaises de lit depuis septembre 2015.

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